Un sonneur d’alertes ou un délateur.

Quand il  a été question que les policiers traquent les citoyens habiles aux « partys » clandestins réunissant plus de dix personnes, ll fut question de protéger la population de la pandémie qui l’assaille. Mais comment les policiers peuvent-ils savoir que les délinquants sont regroupés dans telle ou telle maison sans qu’un voisin leur signale cette présence.

Il ne fut pas long que les commentaires outrés se fassent entendre. Nous ne sommes pas un peuple de délateurs. Les commentateurs et beaucoup de ceux qui profitent des médias trouvèrent malsain qu’on invite notre bon peuple à dénoncer les hors-la-loi qui outrepassent les règlements sanitaires  qui protègent les citoyens contre un ennemi qui fait rage sur toute la planète soit le virus Covid 19. Lire la suite

Une révolution invisible: le mot nègre selon Dany Laferrière

Le mot fascine par sa composition et cette claquante sonorité qui réveille comme un coup de fouet dans une plantation de canne à sucre ou de coton sur un dos en sueur et musclé. On suppose l’énergie encagée dans ces tranquilles voyelles et consonnes. On ne peut pas entendre ce mot sans se retourner. Il ne convient pas au chuchotement. Et pourtant je connais nombre de chansons haïtiennes, surtout celles qui tiennent leur source du vaudou, où le son devient si doux, si langoureux.

On l’entend dans Gouverneurs de la rosée, le grand classique de la littérature haïtienne, comme le râle d’amour d’une jeune paysanne à son amant. Ce n’est pas seulement un mot qui s’infiltre, de jour et de nuit, dans les conversations ordinaires de la vie quotidienne. Il imbibe toute la littérature haïtienne, les chants sacrés ou populaires, la sculpture, et je dirais aussi la morale, car on parle de «Nègre vertical» pour dire celui qui rejette toute forme d’assujettissement. Lire la suite

Islamophobie, xénophobie et racisme.

« Il serait opportun que le gouvernement du Québec reconnaisse l’existence de l’islamophobie et adopte les mesures nécessaires pour la combattre. Certainement, ça ne voudra pas dire que le Québec est raciste ou islamophobe. Par contre, il y a des racistes et des islamophobes et l’on doit prendre les moyens pour les identifier et les mettre hors d’état de nuire.».

Cette phrase pourrait être dite par François Legault, premier ministre du Québec et pourtant non. Elle est extraite d’un texte de Monsieur Hassam Guillet parue dans la Presse. Il s’y présente dorénavant comme un avocat à la retraite et comme un ingénieur. Lire la suite

Les gérants d’estrade : « On aurait dû faire « çi » ou « ça ».

Le premier ministre François Legault a conquis l’enthousiasme des citoyens lors de son élection à la tête du jeune parti politique soit la Coalition Avenir Québec pour sa ténacité lors de l’adoption de la loi 21 sur la laïcité, la réforme scolaire, les Maisons des aînées, une nouvelle structure économique, etc., et par sa prise en charge à l’improviste de la plus grande pandémie et son virus, la Covid 19.

À peine au pouvoir,  il a toujours plusieurs projets d’importance sur sa table de travail, qu’il a dû mettre  de côté pour se consacrer à temps plein à l’affrontement d’une tempête planétaire dont il ignorait l’ABC. Lire la suite

Le bilinguisme, une anglicisation perverse.

Faites-vous partie de la cohorte qui croit à l’essoufflement de la langue française au Québec ?  Ils sont nombreux qui n’y accordent que peu d’intérêt. Un tour d’horizon rapide permet de cibler tellement de petites occasions perverses où la langue française subit des crocs en jambes. Les peaux de bananes s’étalent à l’infini où le français pose les pieds à son grand désarroi. Chaque fois, il perd l’équilibre et s’occasionne  des blessures qui le feront souffrir longuement à petites doses.

Au diable les allégories, commençons par le bilinguisme. Maîtriser plusieurs langues est un atout, donc le bilinguisme est un atout. Quelle richesse que le bilinguisme ! Et pourtant il faut s’en méfier. Une  peau de banane. Lire la suite

NOS MEILLEURS VŒUX MALGRÉ TOUT.

Quelle résilience que cette terre ! Elle en a connu des désastres depuis sa naissance. La nature a l’habitude de s’auto flageller, de se détruire jusque dans ses abysses. Mais, elle a su  comment se régénérer aisément au cours des millénaires. Comme ses habitants qui ont affronté des guerres civiles et mondiales, des bombes même atomiques, de multiples pandémies comme la lèpre, la grippe espagnole pour ne nommer que celles-là. Et que dire de la plus terrible que nous vivons en ce moment ?

Durant les cataclysmes, l’esprit de la fête s’infiltre à l’intérieur des êtres et nourrit avec optimisme les pensées qui risquent d’être autrement démoralisantes.  Malgré le rétrécissement  des fêtes de Noël et du Jour de l’an, les festivités continueront à s’inventer autour d’une table réduite, par les télétransmissions et par les émissions festives de la télévision.

Nous, mon épouse et moi, nous persévérons à vous offrir nos vœux d’amour, de santé, de paix, de prospérité et de jours meilleurs.

JOYEUX NOËL et BONNE ANNÉE.

                                                                                                Claude  et  Diane….

Le ministre Pierre Fitzgibbon, ce mal aimé.

Il est ministre de l’Économie et de l’Innovation.  Au cœur même de tout ce qui grenouille dans les couloirs du gouvernement au chapitre du monde des affaires. Il a pour tâche de réaliser les aspirations économiques du premier ministre, soit d’enrichir le Québec et les Québécois à l’égal de l’Ontario grâce à de grandes entreprises prospères qui génèrent de hauts salaires.

Pour atteindre cette ambition, François Legault devait convaincre aussi nombre de gens d’affaires à succès prêts à réduire leurs revenus attrayants pour les remplacer par une mission passionnante au service de l’État. Lire la suite

Plusieurs me demandent comment je me suis rendu à 100 ans?

Non !  Je ne suis pas encore centenaire. J’ai 79 ans. Il me faut encore une bonne vingtaine d’années avant d’atteindre cet âge vénérable. Mais, j’ai croisé un centenaire plein de vie qui préfère marcher avec sa canne et qui discute avec un esprit si vivace. Sa fille Ethel Price et son gendre Jean-Guy Moreau, ses proches aidants, lui ont suggéré de répondre à la question qui coiffe ce texte. Je lui cède mon blogue cette semaine afin que vous profitiez de l’expérience de vie d’un centenaire.
Je laisse donc la parole à monsieur James W. Price.

Mes chers amis, je divise mon texte en plusieurs thèmes.

En tout premier lieu, c’est l’aspect santé : Est-ce une question héréditaire? De fait, ma mère Emma a vécu 99 ans et ma sœur jumelle Florence 97. Quelle chance de recevoir Lire la suite

Les médias en danger.

 

Il n’y a pas si longtemps l’actualité faisait la une avec la fragilité de la survie des médias. On se souvient des 10 millions de dollars que le gouvernement provincial avait investis dans pour faciliter le passage au numérique des six quotidiens Capitale. Le gouvernent Legault attribua 500,000 $ au Journal Le Devoir pour la même raison. Une coopérative bien subventionnée avait pris la relève des six quotidiens qui devinrent peu après des hebdomadaires vendus à la copie. Aux dernières nouvelles, on apprend qu’ils vont aussi vendre des abonnements électroniques.

À écouter les mémoires présentés en Commission parlementaire, les solutions passent par différentes nouvelles taxations du public et des géants du web, des crédits d’impôt pour payer les salaires et de multiples subventions des gouvernements. Plein de moyens pour combler le gouffre sans pour autant arrêter l’hémorragie de la perte de revenus.
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Les « vieux » vont-ils enfin descendre dans la rue ?

Mon titre est racoleur évidemment. Simplement pour attirer votre attention. Pourtant, j’aimerais tant que ce soit une action qui se réalise vraiment. Il y a tellement de groupes et groupuscules qui descendent dans la rue pour une promenade avec banderoles, pancartes et slogans au menu.

Les sujets sont multiples et cherchent soient à faire connaître au public leurs demandes ou faire pression sur les gouvernements. Que ce soit pour le futur de la terre, pour lutter contre les changements climatiques, que ce soit pour réclamer de meilleures conditions de travail, que ce soit pour la santé mentale, pour célébrer les homosexuels,  les sujets sont multiples et infinis.  Il y a tant de gens prêts à manifester dans les rues pour n’importe quel sujet. Il y a les abonnés, surtout chez les jeunes. Lire la suite

Trump prépare un coup d’État.

Me voilà dans le troupeau des « conspirationnistes  ». Voilà les ingrédients que je mets dans la mijoteuse du complotiste pour justifier le coup d’État de Trump. À deux mois de la cérémonie de l’intégration du nouveau président des États-Unis et de la passation des pouvoirs soit le 20 janvier 202, Trump congédie son secrétaire d’État à la Défense.

Imaginez ! Il s’agit de celui qui ne lui a pas obéi en ne lançant pas les soldats de l’armée  contre les manifestants pro-Biden dans les rues. Il le remplacera par un autre ministre d’État qui le favorise en lui conseillant de ne pas démissionner de sa présidence. Tout cela à un mois de la passation des pouvoirs. Premier indice qu’il ne démissionnera pas.

Il congédie le directeur de la CIA et celui du FBI.  Tiens ! Tiens ! Lire la suite

Les desseins stratégiques cachés de Justin Trudeau.

Le premier ministre du Canada a pris douze jours pour réagir à la décapitation d’un professeur français, Samuel Paty, par un intégriste radical  islamiste. Ce professeur dans le cadre de son enseignement, avait montré les fameuses caricatures de Mahomet afin que ses élèves sachent de quoi il parlait. Le président français s’est engagé aussitôt à combattre le virus islamique rampant en France.  Devant les menaces terroristes, Macron a déclaré : « Nous ne céderons rien ».

Du côté de Justin Trudeau.

Ce n’est que douze jours plus tard, que Trudeau, au nom de la liberté d’expression, a finalement dénoncé cet attentat terroriste, mais  en prônant  qu’on réduise la tension pour ne pas attiser les flammes.  Interrogé sur le droit de dessiner Mahomet, Justin Trudeau a affirmé qu’il supportait  la « liberté d’expression, mais qu’elle avait des limites ». Comme si liberté et limites pouvaient se côtoyer dans la même phrase. Lire la suite

Les CHSLD, les descendants de nos anciens hospices.

Que sont les CHSLD dans les faits sinon d’offrir un milieu de vie aux adultes qui ne peuvent demeurer  dans leur milieu naturel de vie en raison de leur perte d’autonomie, telle que définie dans la loi.  La même définition pour les hospices qui sont  les ancêtres des CHSLD. Le rôle des hospices consistait à recevoir les vieillards démunis ou atteints de maladies chroniques. 

On envoyait papa ou  grand-papa à l’hospice. En ce temps-là, les vieillards avaient 70 ans. La vie était moins longue et on passait moins d’années à l’hospice. On y allait pour mourir.

Dans les faits, une personne devrait aller dans un CHSLD pour « guérir »  et non pour mourir comme dans les hospices  de l’époque. Lire la suite

Apprendre à lire les rides !

Apprendre à lire les rides !  Quelle belle métaphore !  Certaines personnes lisent les lignes de la main pour ausculter l’avenir, d’autres lisent les rides du visage pour comprendre le passé, la vie et les humains.

Parce qu’il faut des années pour en déchiffrer l’alphabet.  Les jeunes sont plutôt des analphabètes, illettrés, dans ce domaine, car il faut des ans et des décennies pour en déchiffrer les nuances. 

Bienheureux les lettrés, car ils auront accès à l’opulente bibliothèque de l’âme humaine.

Pourquoi un jeune de 40 ans, trouvera laide une femme de 70 ans avec des rides, alors que moi, à 79 ans, je la trouverai belle et séduisante ?

Pourquoi sont-ils si nombreux ceux-là qui veulent effacer leurs rides, qui ne cherchent qu’à camoufler leur vieillissement et leur âge ?  Pourquoi effacer les traces de leur vie ? Lire la suite

Les autochtones doivent se prendre en main.

J’ai bien hésité avant d’écrire ce texte. Il touche tant de sujets frileux. Je risque de m’attirer bien des reproches quant à la connaissance des Premières Nations et des faits ignobles dont ils ont été victimes. Pourtant, l’opinion que j’ai depuis qu’on les appelait les Sauvages, puis les Indiens et finalement les Autochtones. J’en ai entendu « des rouges et des pas vertes » à leur sujet au cours de ma longue vie de 79 ans. Je ne suis pas un expert, loin de là.  Je fais donc appel à mon droit d’aînesse.

Les 10 nations autochtones et la nation inuite représentent environ 1 % de la population du Québec et sont réparties dans 55 communautés autochtones. Incluant les Inuits, ils sont environ 100,000 habitants.

Au Canada, incluant le Québec, ils sont environ 1 million 700 mille habitants. Soit 5 % de la population canadienne.

Les autochtones font beaucoup de bruit en ces temps à la suite de la mort indigne d’une des leurs dans un hôpital de Joliette. Et de la mort choquante et violente de deux enfants dans une réserve. Mais aussi, à la suite des multiples commissions d’enquête Lire la suite

Suis-je un citoyen de deuxième classe, car je n’ai qu’une seule nationalité ?  

Tiens, les Italiens peuvent voter au Canada pour élire le nouveau président d’Italie. Les Français ont fait de même pour élire leur président !  Les Libanais itou !  Et plusieurs autres. Parce qu’ils ont la double nationalité, ils peuvent le faire. En fait, ils votent pour le premier ministre du Canada, celui du Québec et celui de leur autre pays.

Et moi, dans tout ça ?  Pourquoi se fait-il que les « habitants de souche traditionnelle », comme moi, sans double passeport, soient DES CITOYENS DE SECONDE CLASSE ?  Pourquoi les nouveaux citoyens ont-ils eux le droit à deux et même trois nationalités ? Pourquoi sont-ils agrémentés d’autant de passeports !  Alors que moi, je n’ai aucun accès à ce privilège à moins d’épouser une femme d’une autre nationalité !  Si privilège, il y a !

Pour un rattachement entier et sincère à une culture nationale, ne faut-il pas devenir un membre à part entière de cette nation ?  Une adhésion volontaire !  Faire un choix !  Quel qu’il soit !  Oui, choisir !  Comment démontrer sa fidélité…à plusieurs États en même temps ? Lire la suite

Netflix, un danger pour notre culture.

Outre la promesse de Netflix d’investir des millions en production au Canada incluant les productions françaises au Québec, on ne parle que de miettes. Outre le fait que Netflix refuse de percevoir les taxes normales, fédéral et provincial, de la consommation, il faut porter une attention particulière au comportement de nos concitoyens dans l’utilisation de Netflix.

La fréquentation de ce média par les Canadiens et les Québécois en particulier pose un problème encore plus important. Ils sont  des millions à s’être abonnés à ce canal qui offrent des productions de calibres internationales surtout américaines en plusieurs langues.

À un point tel que les usagers deviennent dépendants de cette offre. Ils sont des milliers à avoir annulé le câble par manque de temps pour écouter la télévision traditionnelle et ses productions locales. Y compris les bulletins de nouvelles qu’on remplacera par les réseaux sociaux. Lire la suite

Les autres victimes de la Covid 19.

La pandémie du coronavirus n’a pas fait que des morts, des malades et des handicapés. Évidemment, il n’y a pas eu seulement des éclopés sanitaires. Elle a aussi jeté son dévolu sur des activités économiques. Que ce soit Air Transat, Air Canada ou Bombardier, en somme l’aéronautique et ses sous-traitants sont dans une impasse financière. L’avenir des emplois connexes est aussi précaire.

Non seulement les grandes industries, le télétravail est en train de détruire, d’étouffer le centre-ville de Montréal. Les tours à bureaux sont étrangement vides. En somme, les clients des boutiques sont à la maison et font leurs achats en ligne. Le désastre économique pointe un large éventail économique.

Au-delà de ces grandes entreprises, je pense aux petits entrepreneurs qui ont risqué leurs avoirs et leurs emprunts de toute une vie à bâtir un petit commerce. Tous les jours, un petit restaurant ferme ses portes. Ils sont nombreux les restaurants qui ont souhaité remonter la pente grâce aux terrasses extérieures. Mais voilà que le temps froid pointe le nez donnant un coup de Jarnac à ces terrasses. Lire la suite

Les plus de 70 ans : une génération de cœur.

Voici un texte rédigé en collaboration par Claude Bérubé, Rachel Carpentier et Jean-Guy Moreau et cosigné par plus d’une quarantaine de personnes  pour diffusion.

Le contexte de la pandémie de COVID-19 a permis de mettre en évidence la génération des 70 ans et plus. De prime abord, ils ont été davantage ciblés par les mesures de prévention car la Santé publique les a qualifiés de plus vulnérables. Les statistiques ont montré qu’ils ont reçu plus d’hospitalisations aux soins intensifs et qu’il y a eu plus de mortalité.

Il importe cependant de reconnaître que dans cette génération des 70 ans et plus, il y a aussi le groupe des « actifs » autonomes avec des besoins différents. Ceux-là rugissent car les autorités médicales leur demandent à eux aussi de rester à la maison sauf pour une marche solitaire à l’extérieur, se rendre à un rendez-vous médical, se procurer nourriture et médicaments. En somme, pour les services de base.

Quel est l’apport à la vie en société des plus actifs de ce groupe d’âge? Plusieurs sont proches aidants de résidents dans les CHSLD et qui, pendant le confinement, se sont retrouvés bien seuls. Lire la suite

S.O.S. On assiste à l’assassinat du mot VIEUX.

J’utilise régulièrement le mot VIEUX dans la rédaction de mes textes. Il a fallu une pandémie pour que j’observe que le mot AÎNÉ est devenu à la mode et très largement utilisé. Je dois avouer que je n’ai jamais lu ou entendu le mot VIEUX durant la pandémie. Comme si je suis le dernier des mohicans à y recourir.

Pourtant, le mot français VIEUX est exact et chaleureux. Il a survécu pendant des siècles. Il s’accorde correctement avec les gens qui vivent leur vieillesse soit les 65 ans et plus. Tandis que le mot AÎNÉ est emprunté aux gens qui assument leur droit d’aînesse, soit les plus âgés de leurs familles.

Est-ce que parce qu’on ne veut plus vieillir qu’on choisit de ne plus être un VIEUX ? J’ai 79 ans et je préfère qu’on dise de moi que «  je vieillis  bien » au lieu de que « je parais jeune ».

Est-ce parce que la nouvelle longévité de la vie choisit de tenter de faire des centenaires de nous ? La vie moyenne se situe autour de 84 ans Lire la suite

Un livre à lire. Comment VIVRE le mieux possible en temps de crise.

Entre 600 et 800 mots, c’est la longueur de mes textes habituellement. Ce texte en compte 1,449. À lire lentement.

FRÉDÉRIC LENOIR est un philosophe, un sociologue et un écrivain. Il vient de publier un petit livre sur le confinement et les méfaits du coronavirus la Covid 19 : 10 courts chapitres qui nous mènent à mieux comprendre la crise que nous vivons et comment nous en sortir.

Étonnamment, il s’est inspiré des philosophes anciens comme les stoïciens Montaigne et Spinoza qui ont vécu des crises profondes et qui apportent des réflexions essentielles pour traverser au mieux l’adversité.

Son inspiration plus contemporaine est issue des neurosciences et de la psychologie qui offrent des clés précieuses face aux perturbations des besoins biologiques, psychiques et affectifs que nous vivons en ce moment de pandémie.

Il a divisé son approche en dix chapitres bien définis que je résume.

La pandémie actuelle nous a confinés dans nos demeures pour éviter la contamination. Le virus actuel nous rend malades jusqu’à la mort pour un grand nombre, surtout les plus vulnérables, soit les 70 ans et plus et ceux dont la santé est plus fragile et précaire. Lire la suite

400 fois moins de décès à domicile.

Plus de 5000 morts au Québec dont environ 95 % sont des personnes âgées de plus de 65 ans soit 4500 morts.  Un chiffre qui nous donne la frousse. Il faut déchiffrer un tel portrait. Quels sont les vieux frappés par la pandémie ?  Quels sont ceux qui ont demeuré à domicile, dans leur bungalow, dans leur logement et leur condo. Des chiffres qui m’ont impressionné.

Ils ont paru le 13 juin dans la Presse + sous la plume de Francis Vailles. Il va sans dire que je m’en suis largement inspiré.

Décortiquons les chiffres. La COVID 19 a fait :

6 DÉCÈS par tranche de 10,000 personnes dans l’ensemble du Québec.

865 DÉCÈS par tranche de 10,000 personnes dans les CHSLD sur 3500 morts.

200 DÉCÈS par tranche de 10,000 personnes dans les ressources intermédiaires (RI) soit les Centres pour les vieux qui ont besoins de soins mais qui sont moins mal en point que les CHSLD. Lire la suite

Les anti-masques sont-ils des imbéciles ?

Je suis porté à traiter les anti-masques d’imbéciles à cause de leur discours et leurs démonstrations. Il a fallu qu’ils agressent une « reporteure »  de la télévision durant son travail pour que je les baptise d’idiots. Un acte contre-productif à leur égard.

Pourtant ils réclament la liberté, mais quelle liberté ? Celle d’agresser ! La liberté d’intimider?  La liberté de manifester ?  Non la liberté de ne pas suivre les règles émises par les autorités sanitaires. La liberté tout court et entière qui mène à l’anarchie ?  Si tout le monde fait fi des règles qu’impose la société, c’est l’anarchie.  Ce n’est pas une simple grippe qui assaille la planète entière.

La Presse donne ces jours-ci la parole à des témoignages ahurissants de personnes atteintes qui ont vécu l’enfer selon leurs termes. Des personnes qui sont passées à un fil de mourir. Des personnes qui sont restées dans le coma pendant un mois. Des personnes qui ont dû réapprendre à parler, à marcher et à manger. Des personnes qui porteront des séquelles pour la vie durant.

Je connais des grippes qui occasionnent la mort, mais jamais autant de morts que la Covid 19. Et jamais autant d’éclopés Lire la suite

GAFAM : Les géants américains du Web roulent sur l’or !

À eux seuls, les 5 titres du GAFAM  représentent  aujourd’hui près de 25% de la capitalisation boursière du S&P 500 de la bourse de New York, le plus important indice boursier du monde, soit 6939 milliards US ou  8890 milliards CAN.  C’est ce que rapporte Michel Girard dans le Journal de Montréal de samedi.

Le GAFAM roule sur l’or.

Le directeur parlementaire du budget à Ottawa a calculé qu’une nouvelle taxe de 3% sur les revenus du GAFAM ,  soit  21 milliards l’an, rapporterait  632 millions l’an.

Justin Trudeau attend de joindre une manœuvre commune de tous les pays du G7 pour imposer sa taxe de 3% puisqu’il craint des représailles de Trump qui veut défendre les multimillionnaires américains du GAFAM. Lire la suite

Maudits capitalistes !

« Maudits capitalistes qui ne cherchent qu’à faire des profits ! »  Voilà le cri de ralliement d’un fort groupe de la population et des syndicats ! « Vive la nationalisation ». C’est à croire que la bureaucratie gouvernementale fera mieux ! Que cette monstrueuse machine opérée par une armée de fonctionnaires, qui font la gloire des humoristes, est apte à remplacer la rigueur du « privé ».  

Il a fallu la pandémie et la tragédie des CHSLD pour que les syndicats et leurs membres crient « haro » contre le privé parce qu’il paie moins cher les aide-soignants et fait donc des profits sur la qualité des soins donnés aux résidents.

Pourtant autant de résidences « privés que publiques » ont fait les frais des éclosions de la Covid 19 et les ont mal maîtrisées.  Les mortalités astronomiques de nos vieux en furent le résultat.

Il en coûte 80,000$ au public pour prendre en charge un de nos vieux. Il en coûte 60,000$ à l’État pour confier ce même vieux au privé. Lire la suite

La page blanche d’un blogueur.

Mon plus récent texte date du 2 juillet. Je n’ai rien écrit depuis cette date parce que je suis victime de la page blanche, c’est-à-dire que je ne trouve aucun sujet à discourir.

Je sais que l’actualité est remplie d’occasions et d’événements que tous les blogueurs s’empressent de commenter à profusion. Je n’aime pas emprunter cette voie. Je touche à l’actualité quand il me semble qu’on a négligé un aspect et qu’il peut susciter un intérêt pour les vieux.  Mais voilà que cette situation ne s’est présenté et mon cerveau n’y a trouvé aucun aspect qui puisse l’intéresser.

Le voilà le fameux syndrome de la page blanche. Il m’électrocute maintenant.  Depuis que j’entretiens ce blogue, j’ai écris 251  textes sur une base hebdomadaire ou demi-hebdomadaire. Je suis fier de ce que j’ai écrit même si certains textes m’ont paru ternes.

J’admire ceux qui pondent des opinions chaque jour ou presque. Je n’ai pas cette prétention. Un texte hebdomadaire me suffit même si cela n’est pas suffisant pour entretenir un lectorat élevé. Malgré cette fréquence que je qualifie de normale en ce qui me concerne. C’est pourquoi je m’éloigne autant que je peux de commenter seulement l’actualité à chaud.

Je souhaite traiter de sujets qui peuvent intéresser les vieux. Que soit l’actualité ou des sujets de fond.  Ce sont ces sujets qui ne se sont pas présentés à ma mémoire. À mon âge, la mémoire est souvent défaillante.

D’ici quelques jours, un jour ou deux ou trois, je vais défier la page blanche et reprendre ma production normale soit hebdomadaire. Je tiens à remercier les lecteurs qui me seront restés fidèles. Sinon vous pourrez claironner mon retour.

Claude Bérubé.

Pourquoi sont-ils des victimes à vie ?

Les victimes dont je fais mention sont les mêmes dans tous les pays. Pourquoi ?  Ce sont ceux –là qui souffrent d’intimidation et d’intolérance. Ce sont les noirs, les minorités visibles, les autochtones dans presque tous les pays. J’ai bourlingué dans nombre de pays pour constater mon affirmation.  On retrouve les victimes généralement dans des quartiers minables où la pauvreté règne en maître.

Convaincus qu’ils sont laissés pour compte, ils luttent pour survivre. Ils n’arrivent pas à s’intégrer dans la  société qui dirige le pays.  Les plus dictateurs réussissent facilement à prendre le pouvoir et s’enrichir à leurs dépens. Dans certains pays, ce sont des villages entiers et que dire quand ce n’est pas le pays entier. Le chômage y est endémique. Ils deviennent les attractions pour les touristes.

Certains pays leur accordent quelques privilèges comme le nôtre, mais ils sont rares. Parfois, on a l’impression que les pauvres se complaisent dans cette pauvreté.  Ce sont souvent leurs pairs qui les exploitent. Il y a ceux dont le leadership les maintient dans cette situation et les gangs de rues qui font la loi et entretiennent la criminalité sous tous ses visages. Lire la suite

Bonne fête Québec : un cri  de ralliement.

Une nation fête son existence. Mais qu’entend-on par nationale ? Nous étions des Canadiens français qui fêtions la St-Jean-Baptiste. Comme tous les Canadiens français du Canada. Mais vint un jour où ceux du Québec se nommèrent  les Québécois et la fête devint nationale.

Nous divorcions des autres francophones au Canada puisque le Québec se proclamait « nation ». La nation québécoise se devait dorénavant d’inclure tous ces Québécois habitant sur le sol du Québec dont les origines étaient autres que canadiennes-françaises. Bien sûr, la langue française fut proclamée  la langue officielle du Québec.

Donc, la Fête nationale inclut ipso facto les Italiens, les Arabes, les Vietnamiens et autres qui habitent le Québec.

Le spectacle de la fête se devait de représenter toute la nouvelle facette du Québec, celle qui est interculturelle, qui doit, par la force des choses, s’envelopper de la bannière française. Lire la suite

A-t-on assassiné le mot « vieux » ?

Il a fallu une pandémie qui touche davantage les vieux pour qu’on les nomme « les aînés ». La langue française a toujours employé le beau mot « vieux » pour identifier les personnes âgées de 65 ans et plus.

Depuis toujours, le mot qui distingue le plus âgé d’une famille, c’est l’aîné. Les aînés de la société, une belle figure pour qualifier les vieux.  Je n’ai jamais lu ni entendu le mot VIEUX durant cette récente pandémie.  Il n’y en avait que pour le mot « aîné ».

J’ai 78 ans et j’aime bien le mot vieux. Je préfère qu’on dise de moi « que je vieillis bien » au lieu  de «  que je parais jeune ».

Pourquoi a-t-on si peur d’employer le juste mot « vieux » ? Ce mot tant rejeté nous classe dans la catégorie des vieux. Il nous rappelle que nous vieillissons. Nous refusons de nous y identifier, de nous rappeler que nous sommes vieux. Nous avons peur de vieillir, de paraître vieux. Lire la suite