Le métissage : l’étincelle d’une nouvelle nation.

Dans le passé, les Irlandais, les Écossais, les Italiens, les Portugais, les Allemands, les Suisses, les Polonais, les Hongrois, les Vietnamiens et tellement d’autres se sont intégrés et métissés avec bonheur aux Québécois. Tout leur folklore, leur alimentation, leur langue, leur musique ont infiltré alors la mosaïque dominante.  La culture des Québécois francophones « dits de souche » a beaucoup changé sous l’influence de cette immigration multiple au cours du siècle passé. Ce qu’on appelle le métissage ou l’interculturalisme.

 

Le futur du Québec ne passera donc peut-être pas par la clôture du territoire dont nous rêvons qui risque de renfermer une multitude de ghettos. Nous devrons oublier la nation telle que nous la connaissons. Il nous faut séduire les nouveaux immigrants à joindre la nation dominante française qui en retour subira leurs influences. Pour ce faire, ils doivent être accueillis avec empathie.

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Un vieux qui meurt, c’est une bibliothèque qui brûle.

On raconte qu’un vieux qui meurt, c’est une bibliothèque qui brûle. Dire que ma bibliothèque est bien garnie depuis 78 ans, ce n’est pas une idée de l’esprit. Les bouquins, qui ornent les tablettes, racontent mes expériences, les valeurs qui m’ont animé, mes joies, mes peines, mes échecs, mes réussites, mes amours, mes amitiés, mes ambitions, mes rêves, ma spiritualité et toutes les substances qui ont édifié l’être que je suis aujourd’hui. Je me suis demandé à quoi et à qui aurait servi cette multitude d’œuvres si je partais demain sans les avoir léguées. Sans avoir transmis toute cette sagesse acquise durant tant d’années.

Voilà pourquoi j’écris ce blogue depuis décembre 2012 !  Ce qui signifie que j’ai rédigé plus de 200 textes sur plusieurs sujets. Tout un bail ! Un travail constant qui réclame une certaine discipline ! Un texte par semaine au moins, parfois deux.

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EN BREF (voyage) :

LES HANDICAPÉS EN CROISIÈRE.
Nous sommes toujours surpris de voir autant de handicapés lors de nos multiples croisières. Comme quoi, les voyages ne sont pas que l’apanage des gens en forme. Surtout en croisière !  Il est facile d’accéder à tous les navires en fauteuils roulants, car  ils sont adaptés à cette clientèle. Les marchettes y compris. Je pense aussi à cet homme à demi paralysé à cause d’un AVC et cette autre victime de sclérose en plaques. Évidemment, toutes les excursions ne sont pas disponibles, mais la plupart le sont moyennant un accompagnateur. Certains segments des excursions ne sont peut-être pas accessibles tels les escaliers. Il est donc possible de profiter des joies et des découvertes des voyages pour les gens à mobilités réduites. Ma femme et moi sommes limités par la marche intensive. Grâce à nos cannes, nous suivons les groupes allégrement en évitant  de monter les marches exigeantes. Malgré nos âges avancés, nous souhaitons jouir de cette activité enrichissante encore longtemps.

LES NAVETTES DE L’AÉROPORT DE MONTRÉAL.
Pourquoi la porte d’embarquement à l’aéroport est-elle toujours la dernière au bout du couloir ? Des kilomètres d’une longue marche, du moins nous semble-t-il, avec nos cannes. Heureusement, il y a ces navettes qui s’arrêtent devant nos cheveux blancs pour nous conduire à bon port sans effort. Sinon ce serait pénible. Bravo et merci Montréal, car nous n’avons jamais trouvé ce service dans plusieurs autres aéroports où les longues marches sont astreignantes.

LES CELLULAIRES EN VOYAGE.
La dépendance des cellulaires fait l’objet de bien des commentaires et études. Ces dépendants, qui voyagent, passent à côté de panoramas exceptionnels parce qu’ils ont la tête penchée en avant pour pianoter sans arrêt sur le clavier du cellulaire. Parfois, ils lèvent la tête, prennent une dizaine de photos, regardent leurs photos et font un montage et se remettent à pianoter sur le clavier. Pourquoi dépenser des milliers de dollars à voyager si on baisse les yeux devant des sites millénaires ou des jungles peuplés d’animaux ? J’aime voyager et en jouir. Quand je quitte la maison, je tourne la page jusqu’au retour.

 

Chu tanné de me faire dire que je me suis payé un party.

« Vous allez payer pour le party que vos parents se sont payé », a clamé un conférencier devant des étudiants. Il me semble que c’était Jacques Parizeau, à vérifier. Mais je l’ai entendu souvent répété par des jeunes qui ne se sentaient pas responsables envers les vieux qui se sont payé un party. Comme si le testament des générations précédentes leur avait légué une société mal fagotée et que ce sont eux qui en paient finalement la note.

 Les cheveux me dressent sur la tête chaque fois. J’avoue que les plus jeunes « baby boomers » l’ont eu plus facile. C’est pourtant de cette même société que les jeunes profitent à leur tour. Bien imparfaite, mais bien évoluée. Lire la suite

À qui profite la mondialisation ?

À qui profite la mondialisation ? Cette tendance qui est devenue la norme profite certes aux compagnies majeures qui veulent encore et encore grossir.
Ces compagnies qui veulent étendre leurs tentacules dans les pays les plus lointains où le coût de la vie est rachitique. Ces compagnies gourmandes pour lesquelles le profit n’a de cesse d’augmenter jusqu’à l’aveuglement.
Jusqu’à refuser d’assumer les justes émoluments des impôts et à pratiquer l’évasion fiscale comme chose normale.

Ces entreprises confèrent un pouvoir outrancier à leur direction souvent au-delà de celui des gouvernements. Leurs chiffres d’affaires dépassent allégrement les budgets de la plupart des pays. Ces derniers ne réclament pas leur dû face au pouvoir de  cette classe d’affaires Lire la suite

Le surtourisme : un tourisme dévastateur

S’il est une activité qui connait une hausse annuelle constante, c’est bien le tourisme. Les grandes attractions de la planète drainent des foules démentielles. À bien des endroits, on a commencé à réduire la cadence des visiteurs pour réussir à préserver les trésors de l’humanité. Au grand dam des commerçants locaux qui profitent des retombées économiques sans égard à la pérennité des monuments du patrimoine de l’humanité.

Comme une majorité de vieux retraités, je profite du temps qui m’est alloué pour visiter tous ces pays qui présentent des monuments qui nous racontent la grande Histoire et la riche vie culturelle. C’est par millions et par milliards de personnes sur la planète qui font comme moi. Lire la suite

Le français, une langue tellement difficile à apprendre.

Ceux qui doivent apprendre la langue française avouent qu’il s’agit d’une langue difficile à acquérir. Il y a tellement d’exceptions. Il y a le féminin et le masculin. Comment doit-on dire le féminin d’auteur : auteure ou autrice ? Et le féminin de facteur : facteure ou factrice ? 

En 1990, l’Académie de la langue française a proclamé des changements, une nouvelle graphie, dans le but de simplifier la langue. Nous sommes plus mêlés qu’avant avec des changements qui ont augmenté le nombre d’exceptions. Les accents circonflexes ont disparu sur les « u » et les « i ». Pourquoi pas sur les « o » et les « e » ? Depuis nous fonctionnons avec deux graphies, celle d’avant 1990 et celle d’après 1990. Les accents aigus remplacent certains accents graves et vice versa. Selon le bon vouloir de chacun. Lire la suite

Nos artistes préfèrent les chansons anglaises.

Samedi dernier, à l’émission En Direct de…la rentrée de Radio-Canada, j’ai visionné une émission haletante musicale comme seule France Beaudoin a l’art d’en produire. Les chansons, les pièces musicales se sont succédé et enchainées à un rythme digne du meilleur pot-pourri.

Pour la circonstance, France Beaudoin avait invité une cohorte élargie des vedettes de la nouvelle programmation de Radio-Canada.

Chacun d’entre eux devait au préalable avoir répondu à un questionnaire sur leurs préférences musicales. Il était évident que le public voulait les connaître.  Le nom de l’artiste ou des artistes et les mines réjouies de ces derniers apparaissaient à l’écran quand la chanson ou la partie de celle-ci était interprétée. Lire la suite

Les annonceurs au banc des accusés.

Devant la tragédie qui affecte la presse en général, je remarque qu’on pointe trop souvent la baisse du lectorat comme un malaise. Pourtant, tous les éditeurs affirment que le lectorat se porte bien. La publicité, elle, qui correspond à un fort pourcentage des revenus, fond à vue d’œil. Elle apparait à juste titre comme la cause première.

Ce ne sont pas les lecteurs, qui paient leur abonnement dans le cas des six quotidiens en péril, qui privent ces journaux de revenus, mais la bifurcation des grands annonceurs vers le web et la publicité en ligne. Lire la suite

Il faut accepter de vieillir et parlons-en !

Le mot « vieux » ne veut pas dire décrépitude ou sénilité. Et pourtant c’est le sens que la société veut bien lui donner. Un aveugle est devenu un non-voyant, un sourd un malentendant et les hôpitaux deviennent des CHU. Un handicapé est nommé une personne à mobilité réduite. Et un vieux est nommé de beaucoup de façons,surtout comme un ‘ainé » en oubliant le mot vieux. Pourquoi a-t-on si peur de vieillir ? Lire la suite

La surpopulation : un autre fléau annoncé.

Le grand débat actuel concerne le réchauffement climatique, la pollution et l’environnement. Il est peu question de la surpopulation de la planète. Pourtant, ce devrait être la plus grande préoccupation de l’heure. Il y a 7,6 milliards d’habitants sur notre globe. Dans cinquante ans, nous serons  près de 10 milliards  et 11 milliards en 2100. Imaginez ! Nous progressons de 70 millions d’êtres humains chaque année. C’est deux fois la population du Canada. Et cela chaque année. 

 Notre production agricole actuelle suffirait à nourrir chaque habitant de la terre s’il y avait une répartition adéquate : c’est-à-dire sans une classe de privilégiés qui trouvent moyen de gaspiller la nourriture au détriment d’une classe d’affamés. Lire la suite

EN BREF. Les partis d’opposition doivent-il toujours s’opposer

Pourquoi les partis d’oppositions doivent-ils toujours s’opposer à toutes initiatives et à tous les projets de loi proposés par le gouvernement ? S’opposer est dans la nature même de tels partis politiques.

Même si le gouvernement présente une bonne loi, ces partis se braquent automatiquement et rendent difficile son application. Plus il y a de partis dans l’opposition, plus elles seront nombreuses les critiques pour assaillir la démarche gouvernementale.

Se peut-il qu’un parti dans l’opposition puisse soutenir une bonne réforme ? Il y a sûrement de bonnes réformes à l’agenda. Lire la suite

EN BREF. Minorité vs majorité

En Ontario, les 549,000 Ontariens de langue française maternelle se sont révoltés bruyamment récemment quand le nouveau gouvernement de la province de l’Ontario a éliminé certains services français ainsi que le projet presque abouti d’une université francophone sur son territoire. Les rangs de cette minorité française se sont resserrés.

Le gouvernement fédéral a promis d’apporter une contribution financière pour soutenir cette minorité à la défense d’une des deux langues officielles du pays. Outre ce demi-million d’Ontariens, selon Statistiques Canada, on y compte près d’un million de « parlants » français ».

Au Canada. Il y a deux langues officielles. L’une est Anglaise et majoritaire et l’autre Française et minoritaire. La minorité française du Canada constitue le foyer de la Lire la suite

EN BREF. Je n’irai pas à Montréal.

Je demeure près de Drummondville et je n’ai plus l’intention d’aller à Montréal cet été et plus tard aussi. Pourtant, il y a tant à y voir.  Que ce soit d’aller s’y promener lors des Francofolies, du Festival de jazz de Montréal, du Festival Juste pour rire et voir les multiples spectacles de calibre international, le Cirque du Soleil,  et la grande revue Mama Mia. Je n’oublie pas les concerts de l’OSM et de l’orchestre métropolitain.  Le vieux Montréal ! Et les musées sont en pleine effervescence. Que dire du Jardin botanique et des nombreux restaurants de haute classe  

Et pourtant, je maintiens ma décision. Montréal est en pleine construction et réparation. Les ponts sont presque tous obstrués. Les cônes orange sont partout sur l’île. Maintes rues sont fermées et les détours les harnachent.

Je ne connais pas assez Montréal pour m’y retrouver. Où vais-je me stationner ? On y réduit sans cesse les espaces de stationnement. Il suffit d’écouter les nouvelles chaque jour pour me convaincre. On ne quitte pas sa région, sise à environ une heure, pour les transports en commun dont je ne connais rien des allées et venues. Bravo pour les gens de Montréal qui y sont à l’aise. Mais la visite, les touristes des régions ne s’y sentent pas bien accueillis.

Pourtant chaque année, malgré mon âge avancé, je visite les grandes villes en touriste avec moins d’appréhension. Pourtant, il y a tant à voir dans ma métropole.

 

EN BREF. La mode inspirée des tribus

J’ai eu l’opportunité de visiter bien des pays. Mon côté globetrotteur s’y rassasiait à volonté.  J’ai toujours particulièrement été fasciné par l’exotisme  qui enrobe les tribus que je rapportais  grâce  à mon appareil photographique. Chaque tribu montre son identité par des bijoux, des costumes, des tatouages.

Pour beaucoup, c’est là des questions de beauté, pour d’autres des raisons de traditions, de cérémonies, d’identifications militaires, et de multiples usages.  Plusieurs conservent souvent le tout pour des cérémonies touristiques que je captais avec mon appareil photographique.

À mes retours au Québec, j’ai toujours été amusé de voir la mode adoptée par mes concitoyens.  Ce fut l’anneau dans le nez comme les indigènes  des tribus visitées. Je me souviens d’avoir photographié dans un abri de paillasse, une femme décorée avec cet anneau. Et que dire des sourcils transpercés, des nombrils et des lèvres.

Ajoutons à cette nomenclature, les tatouages qui ont adopté le mot anglais de « tattoo ». J’ai surtout vu les tatouages faits à la peinture végétale et non gravés dans la peau. Jamais vu autant de tatouages sur un même corps. Les tatoués parlent d’identité. Quelle identité ?

Je me questionne sur l’inspiration des gourous de notre mode. Quelle sera la mode des générations à venir ? Il suffit de visiter les aborigènes les moins civilisés.

La solitude de ma mère.

Ma mère est décédée à l’âge de 96 ans. Dans une institution.

Elle priait pour que Dieu vienne la chercher. Elle était très lucide, mais le corps l’était moins. Outre sa hanche qui ne la soutenait plus, elle nécessitait une attention constante comme pour manger. Elle souffrait de solitude. Elle qui avait été active toute sa vie, entourée par la famille et ses amis, elle participait à plein d’activités communautaires. Elle a été autonome très longtemps et vivait dans une résidence privée.

 Je me souviens, elle avait 85 ans, et m’avait confié qu’elle souffrait de solitude, qu’elle souhaitait que Dieu vienne la chercher. Ses amies étaient décédées. On ne pouvait imaginer combien chaque décès lui avait causé un immense chagrin. Un deuil foudroyant. De telle sorte qu’elle se retrouvait seule. Les journées à végéter dans sa chambre lui paraissaient atrocement longues. Sa vue ayant faibli, la lecture et la télévision, ses dernières amies, lui avaient faussé compagnie. Lire la suite

-Hé Claude, tu pars en vacances ?

-Mais non, je pars en voyage !

Parce que je suis un vieux retraité de 77 ans, je me considère toujours en vacances. Même si je cumule quelques activités de bénévolat  et divers passe-temps comme la lecture. Quand je pars en voyage, je quitte mes longues vacances pour découvrir d’autres cieux. Inutile vous dire qu’au retour, épuisé, et la tête pleine d’informations, je replonge dans mes vacances quotidiennes de retraité.

Je m’explique. Avoir un horaire d’activités plus parsemées comme trois conseils d’administration à tendances sociales, écrire des textes comme celui-ci et pour mon blogue, faire de petits travaux sur mon terrain et  à la maison, profiter de temps libres pour lire de grands polars ou des livres plus sérieux, flâner allégrement, voilà un programme de vacancier retraité. Lire la suite

EN BREF. Le scrutin proportionnel mixte

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Il est dans les plans de l’Assemblée nationale de modifier notre mode de scrutin pour les prochaines élections. Je me suis laissé tenter par ce projet où l’Assemblée nationale  serait composée de tous les partis politiques au prorata du pourcentage des votes recueillis. Selon le mécanisme de la proportionnelle, la CAQ ne serait pas un parti majoritaire, mais minoritaire.

Imaginez les dossiers chauds dans l’actualité sous cette nouvelle formule où le parti de la CAQ doive négocier les modalités  de la Laïcité et de l’Immigration avec les partis de l’opposition afin de soutirer les votes nécessaires pour leur adoption.

Le comportement actuel aussi enfantin des partis de l’opposition en exigeant des modifications formelles et opposées rendraient insignifiantes ces deux lois.

Ma tentation favorable à la Proportionnelle mixte vient d’être échaudée à la vue du spectacle dégradant qui se déroule actuellement.

Je préfère un système qui permette un gouvernement majoritaire malgré des faiblesses dans la représentation. La gérance d’un tel État en serait facilitée.

Comment de grandes réalisations  comme la Baie James, la fondation du Ministère de l’Éducation, la nationalisation de l’électricité et la loi 101 auraient-elles vu le jour, et dans quel état, en faisant confiance à la Proportionnelle mixte ?

EN BREF. La laïcité. Pourquoi devenir enseignants ?

On n’a jamais su et on ne le saura jamais.  Combien y a-t-il d’enseignantes musulmanes au Québec qui portent le voile ?  Quand le gouvernement a voulu le savoir, des holà surgirent. De telle sorte qu’on ignore s’il y en a 50, 100, 200 ou 500.  Si elles sont peu nombreuses, pourquoi tout ce débat comme s’il en a 500. S’il y en a 500, pourquoi autant de musulmanes voilées choisissent-elles l’enseignement comme carrière ? Quantité de réponses peuvent s’imposer. Comme ! Si elles sont 50, rien à redire. Si elles sont 500,  le pourquoi s’impose. Où veut-on en venir ? Combien seront elles dans trois ou cinq ans ? Veut-on banaliser le voile envers la prochaine génération ? Une théorie de complot qui peut s’immiscer ? Y a-t-il une réponse à cette question.

Évidemment, tant et aussi longtemps qu’on gardera le silence sur le nombre de ces enseignantes, tant et aussi longtemps toutes les théories sur l’importance et le pourquoi de la crise s’équivaudront.  Malheureusement.

 

EN BREF. La laïcité. Et les enfants là-dedans !

Le débat sur la laïcité met en vedette deux clans. D’une part, celui qui se préoccupe du sort de quelques enseignantes musulmanes voilées; celui qui ignore le prosélytisme de la situation et qui nie haut et fort que les enfants soient vulnérables à la vue de cet uniforme ostentatoire.  Même Gérard Bouchard demande des preuves de cette vulnérabilité.

Et l’autre clan qui y voit une atteinte évidente à la vulnérabilité  des enfants; que l’élève qui voit une musulmane voilée à longueur de journée ne peut que provoquer un questionnement et une banalisation de ce vêtement religieux et ostentatoire.

Il suffit d’avoir de nombreuses années à son crédit pour savoir et observer comment tout uniforme qui suscite  le respect provoque chez l’enfant un désir de mimétisme.  Combien d’enfants ne rêvent-ils pas  de devenir un pompier, un policier, un médecin, un  facteur à la vue d’un costume.

En 1950, il y avait 50,000 religieux avec soutane et barrette;  et les religieuses avec robe-tunique noire, coiffe, capine avec cornette et voile.

Ils étaient nombreux qui rêvaient de porter l’uniforme austère catholique qui appartenait au patrimoine religieux.

Les candidates et candidats étaient nombreux à cette époque. Oui, les costumes et uniformes ont un attrait évident. Oui, le voile a un ascendant religieux. Le mimétisme des jeunes les rend vulnérables.

 

 

Monsieur Legault, l’Histoire montre qu’il faut garder le fort.

« Racistes, nazis, xénophobes, islamophobes, antisémites, dictateurs, intolérants, ignobles, la liberté de religion, le voile, c’est mon choix, etc. »  Les pancartes arborent ces multiples slogans repris par la foule. Un maire a même parlé de « nettoyage ethnique ». Quand on lit et regarde les médias, on a l’impression d’une guerre civile.

Ça brasse au Québec en ces jours. Le projet de loi sur la laïcité de l’État touche des nerfs bien sensibles. Le débat où se confrontent les idées a pris une tournure de guerre de tranchées. Les invectives virevoltent par médias interposés. Les réseaux sociaux servent d’armements guerriers. Les manifestations sont constituées de fantassins aux mille pancartes qui suivent des leaders derrière l’immense banderole aux inscriptions immenses pour satisfaire la soif des médias. Lire la suite

Le poisson d’avril a plus d’une histoire.

Quelle est l’origine du célèbre poisson d’avril ?  Il y en a tellement qu’on ne sait plus à quels saints se vouer. En ce qui nous concerne, il s’agit du poisson en papier que l’on colle dans le dos d’un collègue ou d’un tour pendable qui provoque le rire ou d’autres émotions plus proches de la surprise. Lire la suite

Comment faire survivre la souveraineté. Pourquoi pas le PQ aussi !

Je me souviens du 30 octobre 1995. C’était le grand référendum avec un résultat près du kif-kif. Les deux options, le OUI et le NON étaient nez à nez soit 49,4% et 50,6% à 0,5 % du 50%. Une presque victoire pour le clan du OUI ! Sans oublier une participation record de 93,25%. Du jamais vu ! Seulement 54,258 votes séparaient les deux options. Une population divisée et déchirée !  Une telle participation aurait dû  augmenter les ardeurs des souverainistes jusqu’à un autre plébiscite. Lire la suite

Pourquoi les compétiteurs de SNC-Lavalin sont-ils les bienvenus au Canada ?

Je me souviens de ces années où je naviguais sur la mer des Caraïbes. Les navigateurs mouillaient l’ancre devant la belle ville de Carthagène. Belle occasion pour tisser des amitiés avec nos semblables. La navigation et la météo meublaient nos premières conversations puis on partageait nos vies et nos expériences.

Comme voisins, il y avait Patrick et son épouse sur leur grand trimaran. C’est comme ça que j’appris qu’avant sa retraite, il travaillait pour une des plus grandes entreprises françaises. Lire la suite

Comment 2754 multimilliardaires font-ils pour dormir profondément chaque nuit ?

Selon OXFAM, les 26 personnes les plus riches dans le monde possèdent autant d’argent que la moitié la plus pauvre de l’humanité. Le fossé entre les plus riches et les plus pauvres ne cesse de se creuser. Une injustice qui aura des conséquences dangereuses pour l’équilibre du monde

 Une nouvelle oligarchie, une nouvelle aristocratie et une nouvelle bourgeoisie sont en train de s’installer versus la mondialisation. Et les insurrections populaires risquent d’être plus nombreuses et dangereuses. L’Histoire est très volubile à ce sujet.

 Les chefs de grandes entreprises deviennent plus puissants que les chefs des nations. Par leurs décisions, ils peuvent appauvrir, d’un seul coup, tout un pan entier, la vie d’une population entière. Lire la suite

Drummondville : une longue ovation pour SLAV revisité.

D’un seul élan, à la fin de la représentation de Slav, les spectateurs se sont levés pour acclamer durant de longues minutes Betty Bonifassi et sa troupe. Pendant une heure et demie, je fus concentré sur le spectacle et je n’ai point vu le temps passé.

Comme je n’ai pas vu la première version, je ne peux qu’imaginer les modifications apportées. La version remaniée de Slav m’a plu comme un spectacle original. Je ne suis pas un spécialiste. Je ne vous livre que les impressions d’un simple spectateur. Lire la suite

La face cachée de l’entrepreneuriat.

Haro sur le baudet ! N’est-ce pas l’expression exacte pour décrire l’euphorie des blâmes foudroyants à l’égard de la débâcle de certains entrepreneurs vedettes. La réprobation populaire a fait l’actualité. Les médias ont exploité le filon. Les déboires de ceux qu’on appelle les dragons sont étalés sur la place publique. Comme si c’était la rançon de la gloire. Haro sur le baudet !

 De quoi décourager les entrepreneurs en devenir ! Il est évident que tu y risques ta chemise !  Le parcours à succès des Beaudoin avec Bombardier et Desmarais avec Power Corporation a été parsemé de revers importants, même avec le risque de tout perdre. Lire la suite

Vieillir en beauté, c’est le froment du bonheur.

Je viens de mettre la main sur un texte-poème signé par nul autre que Félix Leclerc. Évidemment, il est excellent et correspond à ma vision de la vieillesse. Je vous le livre donc pour que vous puissiez le délecter et y réfléchir.

Vieillir en beauté, c’est vieillir avec son cœur,

Sans remords, sans regret, sans regarder l’heure.

Aller de l’avant, arrêter d’avoir peur,

Car à chaque âge se rattache un bonheur. Lire la suite

Les proportionnelles : lettre à Jean-Pierre Charbonneau.

Cher monsieur.

Puisque vous êtes un des principaux promoteurs d’une élection à la proportionnelle mixte compensatoire, je vous adresse cette missive. Je me suis laissé convaincre par votre texte dans la Presse de décembre 2016. (Que je jojns, cliquez ICI.) J’ai aussi plongé dans la lecture de textes appropriés comme le texte d’Alec Castonguay dans l’Actualité et le dossier très élaboré du Mouvement Démocratie nouvelle qui en fait une étude sérieuse et la promotion. Sans oublier quelques professeurs universitaires comme Louis Massicotte.

Après discussion avec des amis, je me suis rendu compte que peu de gens en parlent et en savent suffisamment. La transparence et le débat populaire ne sont pas à l’agenda.  Pourtant, ce sera la plus grande décision politique à réaliser à brève échéance. Lire la suite