L’ANXIÉTÉ : la maladie du siècle.

Les jeunes comme les vieux sont victimes de la maladie du siècle, soit l’ANXIÉTÉ. En fait, même les adultes en sont aussi les victimes. Mais, qu’est-il arrivé pour qu’une large partie de la population ingère ces pilules pour lutter contre ce sentiment de nervosité, d’inquiétude ou de malaise. On peut décrire l’anxiété comme une forme de souffrance ou un dysfonctionnement spécifiquement liés à l’ANGOISSE, au STRESS, à la PEUR et qui altère la performance.

Les statistiques démontrent que 15 % de la population en est atteinte. La réalité est certes différente, car on est face à une consommation de pilules tellement astronomique pour les troubles anxieux que le nombre de consommateurs amplifie cette statistique.

Que les médecins prescrivent les médicaments reliés à l’anxiété aux jeunes du niveau primaire du système éducatif, nous sommes devant un phénomène nouveau qui ne trouve pas une explication plausible. Quoique pas si nouveau.

Est-ce la pratique des jeux vidéo qui invitent les jeunes à la sédentarisation plutôt qu’à la pratique des jeux et du sport extérieur et qui est à la source de ce trouble mental ? La CONCENTRATION et les troubles de la MÉMOIRE en décrivent bien les conséquences. Mais, il y a aussi la PEUR et les STRESS.

L’anxiété provoque-t-elle l’indiscipline qui fait son apparition dans les classes et qui donne bien du fil à retordre aux enseignants ? Peut-on expliquer les problèmes qui assaillent le sommeil de nos jeunes par la pratique tardive des jeux vidéo et s’ajoutent à l’apparition du trouble de l’anxiété ?

Voilà aussi que les pharmaciens pointent la vente excessive des pilules calmantes auprès des VIEUX.  Les manifestations de l’anxiété chez ces derniers empruntent un bien grand nombre de troubles physiques et autres. Que ce soient l’essoufflement, les sueurs, l’accélération du rythme cardiaque ou des tremblements, l’anxiété regorge bien des problèmes physiques. Les trous de la mémoire et la baisse de l’activité cérébrale s’ajoutent d’une façon si évidente.  La fragilité devant le stress augmente d’une façon plus aiguë chez les vieux.

Selon certains médecins, il peut s’agir d’une tendance héréditaire ou encore un trouble respiratoire comme l’asthme.  L’alcool, la caféine, certains produits amaigrissants et les drogues s’ajoutent au palmarès des causes.

La vente des pilules contre l’anxiété et les dépressions est devenue la source la plus importante des profits des compagnies pharmaceutiques.

J’ai bien connu des périodes d’anxiété au cours de ma vie. En général, elles étaient de courtes durées. Je n’ai jamais compris quels en étaient les éléments déclencheurs. Mais aujourd’hui, je vis l’anxiété d’une façon permanente avec et sans pilule.

À la fin de ma soixantaine, un problème cardiaque et un cancer de la prostate ont donné le signal de départ permanent de ces troubles anxieux.  J’ai même fréquenté un psychiatre pour m’aider à en contrôler les manifestations.  Je constate que je doive vivre avec cette anxiété, la gérer par ma respiration et par une méditation.

Dans mes jeunes années, on ne connaissait pas ce problème et surtout pas le mot. Moi, j’étais un premier de classe au primaire. C’est à l’adolescence, pendant la poursuite du cours classique, que j’ai perdu par épisodes ma concentration et ma capacité de la mémoire par moment.  On imagine facilement mes faibles résultats dans mes examens et mes études.

Mes parents expliquaient l’apparition de mes faiblesses par une santé défaillante. Ma mère préparait mes déjeuners en brassant des œufs dans mon lait ou encore en m’offrant des steaks le matin en espérant, grâce à ses efforts, stimuler mon énergie. De toute façon, je n’ai pas, hélas, réussi à terminer le cours classique et réduit à néant mon ambition envers les études universitaires.

Quand j’analyse la trajectoire de ma longue vie, je n’y vois pourtant que de belles réalisations et l’atteinte de beaucoup de « leaderships » au cœur de mes activités malgré ce handicap.

Ce fut lors de la thérapie avec mon psychiatre que j’ai appris l’existence de l’anxiété et des multiples aléas qui s’y rattachent comme la déprime, la tristesse, la procrastination et des périodes de dépression.

Il y a dix ans, à 72 ans, j’ai écris un livre racontant mon point de vue sur de multitude de sujets existentiels alors que je profitais d’une excellente plume française et d’un riche vocabulaire. J’ai relu ce livre récemment avec enchantement par le choix des mots et la pertinence encore actuelle de mes opinions.

Les textes que je compose aujourd’hui comme celui-ci utilisent un vocabulaire plus restreint. Je m’en attriste. Ma mémoire et ma concentration affectées par mon anxiété ne réussissent plus à extraire les mots justes et plus pittoresques de mon cerveau comme il y a dix ans. Je sais pourtant qu’ils s’y terrent encore.

Je croise régulièrement ces individus de mon âge et même plus âgés à l’abri de cette anxiété et dont l’esprit est toujours aussi vif et créatif. Il est vrai que je les envie.

Mais je me désole de cette jeunesse qu’on gave de comprimés « d’attivans » et autres médicaments. Le mal du siècle est à leur porte.

L’anxiété est un sentiment de nervosité, d’inquiétude ou de malaise qui fait partie de l’expérience humaine qu’on dit normale, mais que je cite comme plutôt anormale. Elle est également présente dans de nombreux troubles psychiatriques, y compris le trouble anxieux généralisé, le trouble panique, et les phobies. Et que dire d’autres ?

Claude Bérubé

 

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