Noël est devenu commercial, mais les cantiques coulent toujours dans nos veines.

À 82 ans, j’arrive d’un concert où plusieurs belles voix de chanteurs d’opéra nous ont interprété les cantiques et chants de Noël.  Nous étions bien une centaine de vieux dans ce salon au bord du fleuve à nous joindre à eux pour écouter et chanter.  Quelle chorale improvisée nous étions ! J’ai souvenance que nous chantions ces airs de Noël quand nous étions petits.

 Voilà que quatre-vingts ans plus tard, nos cœurs se sont emplis de nostalgie en les interprétant encore avec les mêmes mots et les mêmes intonations. Mes cordes vocales ont commencé à me jouer de vilains tours sur la justesse des notes, mais ça ne paraissait pas au milieu de ce chœur improvisé.

Quand je vivais mon enfance, je m’étais immiscé dans la chorale. À l’époque, toutes les écoles avaient une chorale. Nous exécutions une pléiade de chants à l’église le dimanche, mais nous avions surtout le privilège de nous exécuter devant les grandes orgues à la messe de minuit à Noël.

Nos voix ont entonné ces cantiques et ces chants qui ont enveloppé nos jeunes cœurs. Il fallait honorer ce personnage, Jésus, dont la vie et ses enseignements ont guidé tant de générations à vivre en amour et en respect.

Noël était pour nous une grande fête religieuse. Quelle joie d’appartenir à ces grandes familles qui fêtaient allégrement, au son de leurs violons, leur joie autour de la bouffe généreuse devant le sapin illuminé qui trônait au-dessus de la crèche omniprésente. À cette époque, l’enfant dans la crèche nous émouvait.  Les oranges dans le long bas accroché à la cheminée prenaient des airs de cadeaux.

N’est-elle pas encore la plus grande fête qui continue, après autant de siècles, à irradier sur toute la planète Terre, autant dans les maisons que dans les églises.

Partout, on chante depuis des lustres, en plusieurs langues, « Les anges dans nos campagnes »  « Minuit chrétien » « Sainte nuit » «Venez, divin Messie » « Gloria in excelsis deo » « L’enfant au tambour » « Çà bergers, assemblons-nous » « Ave Maria » « Il est né le divin enfant » et le « Kyrie eleison ».

Puis l’apparition de Saint-Nicolas, l’absence de la pratique religieuse, la naissance du père Noël tout en rouge avec une importante barbe blanche et l’immixtion des grandes soldes commerciales ont détourné l’aspect religieux de cette fête et rendu caducs les crèches.

Pourtant, la grande fête a continué de couler dans nos veines et les cantiques que j’ai mentionnés ci-haut font toujours partie du répertoire classique et populaire auquel se sont ajoutées des chansons de circonstances comme  « Mon beau sapin » « Jingle bells » « Petit papa Noël » « Vive le vent » « Rudolph, le p’tit renne au nez rouge » « Noël blanc » et de multiples autres.

Je vous raconte tout cela au sortir de ce concert où tous les participants rayonnaient de joie. Il y avait même un centenaire dans notre groupe habitant cette résidence pour personnes âgées. Je suis médusé par le nombre d’événements où les chants de Noël sont à l’honneur cette année. Un vrai baume sur les douleurs qui accompagnent notre vieillesse.

Vous n’avez certainement pas imaginé l’influence de ces chants de Noël sur nos vieux jours et les vôtres qui viendront un jour.

Pendant ce temps musical, nos tendres pensées se répandent sur les êtres qui nous sont chers, ceux-là qui nous éloignent de la solitude.

Je me joins à Diane pour vous souhaite un
  JOYEUX NOËL mélodieux.

Claude Bérubé

 

 

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