Netflix, un danger pour notre culture.

Outre la promesse de Netflix d’investir des millions en production au Canada incluant les productions françaises au Québec, on ne parle que de miettes. Outre le fait que Netflix refuse de percevoir les taxes normales, fédéral et provincial, de la consommation, il faut porter une attention particulière au comportement de nos concitoyens dans l’utilisation de Netflix.

La fréquentation de ce média par les Canadiens et les Québécois en particulier pose un problème encore plus important. Ils sont  des millions à s’être abonnés à ce canal qui offrent des productions de calibres internationales surtout américaines en plusieurs langues.

À un point tel que les usagers deviennent dépendants de cette offre. Ils sont des milliers à avoir annulé le câble par manque de temps pour écouter la télévision traditionnelle et ses productions locales. Y compris les bulletins de nouvelles qu’on remplacera par les réseaux sociaux. Lire la suite

Les autres victimes de la Covid 19.

La pandémie du coronavirus n’a pas fait que des morts, des malades et des handicapés. Évidemment, il n’y a pas eu seulement des éclopés sanitaires. Elle a aussi jeté son dévolu sur des activités économiques. Que ce soit Air Transat, Air Canada ou Bombardier, en somme l’aéronautique et ses sous-traitants sont dans une impasse financière. L’avenir des emplois connexes est aussi précaire.

Non seulement les grandes industries, le télétravail est en train de détruire, d’étouffer le centre-ville de Montréal. Les tours à bureaux sont étrangement vides. En somme, les clients des boutiques sont à la maison et font leurs achats en ligne. Le désastre économique pointe un large éventail économique.

Au-delà de ces grandes entreprises, je pense aux petits entrepreneurs qui ont risqué leurs avoirs et leurs emprunts de toute une vie à bâtir un petit commerce. Tous les jours, un petit restaurant ferme ses portes. Ils sont nombreux les restaurants qui ont souhaité remonter la pente grâce aux terrasses extérieures. Mais voilà que le temps froid pointe le nez donnant un coup de Jarnac à ces terrasses. Lire la suite

Un livre à lire. Comment VIVRE le mieux possible en temps de crise.

Entre 600 et 800 mots, c’est la longueur de mes textes habituellement. Ce texte en compte 1,449. À lire lentement.

FRÉDÉRIC LENOIR est un philosophe, un sociologue et un écrivain. Il vient de publier un petit livre sur le confinement et les méfaits du coronavirus la Covid 19 : 10 courts chapitres qui nous mènent à mieux comprendre la crise que nous vivons et comment nous en sortir.

Étonnamment, il s’est inspiré des philosophes anciens comme les stoïciens Montaigne et Spinoza qui ont vécu des crises profondes et qui apportent des réflexions essentielles pour traverser au mieux l’adversité.

Son inspiration plus contemporaine est issue des neurosciences et de la psychologie qui offrent des clés précieuses face aux perturbations des besoins biologiques, psychiques et affectifs que nous vivons en ce moment de pandémie.

Il a divisé son approche en dix chapitres bien définis que je résume.

La pandémie actuelle nous a confinés dans nos demeures pour éviter la contamination. Le virus actuel nous rend malades jusqu’à la mort pour un grand nombre, surtout les plus vulnérables, soit les 70 ans et plus et ceux dont la santé est plus fragile et précaire. Lire la suite

400 fois moins de décès à domicile.

Plus de 5000 morts au Québec dont environ 95 % sont des personnes âgées de plus de 65 ans soit 4500 morts.  Un chiffre qui nous donne la frousse. Il faut déchiffrer un tel portrait. Quels sont les vieux frappés par la pandémie ?  Quels sont ceux qui ont demeuré à domicile, dans leur bungalow, dans leur logement et leur condo. Des chiffres qui m’ont impressionné.

Ils ont paru le 13 juin dans la Presse + sous la plume de Francis Vailles. Il va sans dire que je m’en suis largement inspiré.

Décortiquons les chiffres. La COVID 19 a fait :

6 DÉCÈS par tranche de 10,000 personnes dans l’ensemble du Québec.

865 DÉCÈS par tranche de 10,000 personnes dans les CHSLD sur 3500 morts.

200 DÉCÈS par tranche de 10,000 personnes dans les ressources intermédiaires (RI) soit les Centres pour les vieux qui ont besoins de soins mais qui sont moins mal en point que les CHSLD. Lire la suite

Quand on met les vieux en cage.

Imaginez ! Vivre isolé dans sa maison, son appartement ou son studio, sans pouvoir en sortir, comme en prison.  Plus de deux mois ! Sans voir la fin ! Ce sort est réservé aux vieux de plus de 70 ans durant la pandémie qui nous assaille. On veut nous protéger de la propagation du virus Covid 19 parce que nous sommes les plus vulnérables.

Ne pas sortir. Ne pas recevoir, même sa famille et ses amis. Tourner en rond comme dans une cage. Quand on est en couple, on peut converser, partager les tâches et prendre un repas à deux, même aux chandelles. Les vieux solitaires doivent subir la vraie solitude. Le temps est long.

Comment renouveler sa banque de livres quand les bibliothèques sont fermées ? Il reste la musique et la télé qui est dans sa période la plus sombre, outre sa surinformation sur le Covid 19 qui tombe sur les nerfs. La télé est le divertissement majeur pour les vieux en temps normal. Imaginez son importance en cette période de confinement. L’ennui se transforme en tristesse, en déprime, en angoisse et en maladies mentales. Depuis deux mois. Sans déceler une lumière d’espoir au bout du tunnel. Lire la suite

Ces vieux qui voudraient vieillir et mourir dans la dignité.

CHSLD, le mot plus utilisé en cette période de pandémie. En somme, un acronyme qui signifie Centre Hospitalier de Soins de Longue Durée. Il a suffi d’un virus, le Covid 19, pour qu’on accorde une importance au phénomène de ces résidences qui accueillent les plus vulnérables personnes de notre société soit les vieux qui ont perdu toute autonomie. Les médias finalement accordent un nom à ces résidences quand des éclosions de ce virus malsain s’y propagent.

On cite les centaines de résidents et les centaines de morts. On parle de ces résidents qui n’arrivent  plus à manger, qui croupissent dans leurs excréments, qui ne peuvent plus se lever pour marcher, qu’on oublie dans leurs souffrances intenables, qu’on prive de la présence de parents, d’enfants et d’amis, et dont plusieurs souhaitent mourir pour mettre fin à cette vie invivable et plusieurs qui ne veulent pas mourir parce qu’ils ont peur de la mort, tout ça parce que personne ne s’occupe d’eux parce qu’ils ne sont pas assez nombreux pour le faire.

Mais qui sont-ils, qui sont-elles ces vieilles personnes ? Ce ne sont pas que de vieux écorchés par la vie, ce sont des êtres humains qui ont un nom et qui souhaitent vieillir et mourir dans la dignité. Lire la suite

COMBIEN DE MORTS FAUT-IL ?

Il aura fallu le seul décès d’un bébé dû à la maltraitance de ses parents pour mobiliser la grogne populaire et titiller les médias et leurs commentateurs. Il aura fallu qu’une journée pour amonceler poupées, fleurs et jouets devant la demeure du petit par la  générosité et la marque d’affection de la population.  Il aura fallu que peu de journées pour que les élus s’insurgent devant la monstruosité du drame qui a affecté le poupon et qu’on désigne du doigt les défaillances de la DPJ. Peu de journées avant que le gouvernement instaure une commission d’enquête sous la présidence de Régine Laurent. Il aura fallu que la mort d’un bébé.

Mais il aura fallu 31 morts de vieilles personnes dans un CHSLD privé, nommé Herron, avant que le gouvernement instaure une tutelle et mobilise toute une armada de spécialistes pour remettre le CHSLD sur les rails. Devant la maltraitance qu’ont subie les vieux, la SPVM a institué une enquête policière pour déceler l’aspect criminel au cœur de cette monstrueuse affaire. Lire la suite

La bombe mortelle des délinquants.

Quatre mortalités de vieux de 70 ans et plus dans une même résidence à Lavaltrie. Huit personnes âgées ont attrapé le virus COVID 19 dans une même résidence à Sherbrooke et ce n’est pas terminé. Il semble qu’on suspecte d’autres cas.

 La Santé publique a exhorté les citoyens de ne pas visiter les vieux parents dans les résidences, car ils sont les plus vulnérables de la société. L’autorité a même demandé aux vieux de ne pas quitter la résidence, pour visiter même les petits enfants. Les risques sont énormes dans les résidences et les CHSLD. Ce sont des bombes en puissance comme on le voit.

L’enfant prodigue qui revient avec le virus.

À Sherbrooke, se foutant des règlements, le fils d’une résidente revenait d’un voyage, et ignorait qu’il était porteur du virus. Il le transmit à sa mère, qui le transmit à son tour à sa voisine et ainsi de suite. Pour un total de 8 résidents plus le voyageur. Un beau cadeau ! Lire la suite