Netflix, un danger pour notre culture.

Outre la promesse de Netflix d’investir des millions en production au Canada incluant les productions françaises au Québec, on ne parle que de miettes. Outre le fait que Netflix refuse de percevoir les taxes normales, fédéral et provincial, de la consommation, il faut porter une attention particulière au comportement de nos concitoyens dans l’utilisation de Netflix.

La fréquentation de ce média par les Canadiens et les Québécois en particulier pose un problème encore plus important. Ils sont  des millions à s’être abonnés à ce canal qui offrent des productions de calibres internationales surtout américaines en plusieurs langues.

À un point tel que les usagers deviennent dépendants de cette offre. Ils sont des milliers à avoir annulé le câble par manque de temps pour écouter la télévision traditionnelle et ses productions locales. Y compris les bulletins de nouvelles qu’on remplacera par les réseaux sociaux.

Pourtant nos artisans locaux produisent des émissions dramatiques, de variétés et des reportages de grands calibres, souvent de calibre international.

En étant dépendants de Netflix, ils font le plein de la culture américaine en se privant de notre culture, en frustrant nos artisans d’une écoute enrichissante et d’un nombre impressionnant de téléspectateurs.

Et voilà comment on américanise des générations de Québécois dont la voix principale de la culture de ces abonnés consiste dans la production de Netflix et des réseaux sociaux. Sans compter l’arrivée de compétiteurs tels que Craven, Amazone et Disney pour augmenter l’offre américaine.

Ces abonnés irréductibles sont privés des conférences officielles de François Legault sur la Covid 19 et de tous les experts qui enrichissent notre savoir à ce sujet. Ils font partie de ceux qui croient que la Covid 19 n’est qu’une simple grippe et que le masque est inutile. Ils sont à l’abri des supplications officielles sur les règles à suivre. Ils ignorent que les « party » sont une source significative de l’insidieux virus. Les réseaux sociaux leur démontrent que les nouvelles officielles sont fausses (fake news). Et ils y croient.

Ils ignorent jusqu’à l’existence des grosses productions québécoises tels District 31, la Voix et Tout le monde en parle, En direct de l’Univers, etc. Ces émissions dépassent le million de téléspectateurs. Elles dépasseraient les deux millions s’il y avait moins de monde sur Netflix.

Les publicitaires dépensent des milliards de dollars pour les rejoindre via les géants du « web » tels les GAFAM soit Google, Amazone, Facebook, Apple et Microsoft. Nos médias sont privés de ces milliards de dollars en publicité. Ils font face à des problèmes financiers qui les mettent déjà périls. Certains ont fermé boutique. Quand cela prendra de l’ampleur, ce sera catastrophique.

Tout cela parce que des millions de Canadiens ont déserté les médias traditionnels. Imaginez notre société en l’absence de médias écrits et les productions télévisuelles avec des budgets diminués pour les productions. Notre culture prendra une débâcle magistrale.

Je suis toujours étonné quand je vois et entends à la télévision et à la radio des vedettes qui font la promotion de productions de Netflix. Si ces vedettes réussissent à vendre des produits comme influenceur, ils réussissent aussi à influencer l’auditoire qui les fait vivre à se diriger sur Netflix pour avoir accès à ces productions. C’est se planter un clou dans le pied.

Quand j’entends de jeunes artistes se vanter à la télévision de connaître à fond la programmation de Netflix, hésitent quand il s’agit de la programmation traditionnelle. Pourtant sans cette dernière, leur carrière connaîtra des difficultés à atteindre le succès.

En terminant, je voudrais souligner que, malgré tout, il a sûrement encore un auditoire attaché à la bonne production d’émissions à la télévision traditionnelle et qui savent profiter intelligemment de Netflix. Nos émissions sont de qualité et variées. Elles nous présentent le talent de nos artisans et la culture des francophones du Québec. Sans eux, notre culture n’aurait pas d’avenir. Pour cela, il faut ne pas se laisser envahir par les géants du web.

 

 

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