Les autres victimes de la Covid 19.

La pandémie du coronavirus n’a pas fait que des morts, des malades et des handicapés. Évidemment, il n’y a pas eu seulement des éclopés sanitaires. Elle a aussi jeté son dévolu sur des activités économiques. Que ce soit Air Transat, Air Canada ou Bombardier, en somme l’aéronautique et ses sous-traitants sont dans une impasse financière. L’avenir des emplois connexes est aussi précaire.

Non seulement les grandes industries, le télétravail est en train de détruire, d’étouffer le centre-ville de Montréal. Les tours à bureaux sont étrangement vides. En somme, les clients des boutiques sont à la maison et font leurs achats en ligne. Le désastre économique pointe un large éventail économique.

Au-delà de ces grandes entreprises, je pense aux petits entrepreneurs qui ont risqué leurs avoirs et leurs emprunts de toute une vie à bâtir un petit commerce. Tous les jours, un petit restaurant ferme ses portes. Ils sont nombreux les restaurants qui ont souhaité remonter la pente grâce aux terrasses extérieures. Mais voilà que le temps froid pointe le nez donnant un coup de Jarnac à ces terrasses.

Je répète, ils sont nombreux à ne pouvoir survivre avec le tiers des places occupées. Je cite les restaurants, parce que plus visibles, il faut ajouter tous ces commerces de toutes natures qui ne font plus leurs frais. Que ce soit le marchand de chaussures, le petit atelier de design, la petite librairie, le salon de coiffure, etc.

Je pense à tous ces gens audacieux qui il y a un an voyaient les jours heureux profitables à l’horizon et qui soudainement, en peu de mois, sentent le tapis glisser sous leurs pieds. Ils doivent fermer boutique. Leur bébé, cette entreprise à laquelle ils ont voué tant d’énergie et de labeur, frappe un mur. Les revenus ne sont plus là.

Tous leurs investissements, leurs économies viennent de fondre en une perte globale. Puis, il y a le directeur de la banque ou de la Caisse  qui réclame le remboursement de leurs prêts.  Les fournisseurs ne sont pas en reste puisque sans le remboursement de tous les dus de toutes les entreprises vacillantes ou détruites, ils risquent aussi la fermeture ou la faillite. Faire faillite, c’est comme un déshonneur.

Notre entrepreneur arrive chez lui sans pouvoir mettre un steak sur la table de sa famille. Démoli, que faire ?  Eh oui ! Que faire ! Et il pense à ses employés qui sans le vouloir se trouvent aussi sans revenus. Mais avec un coussin social telles l’assurance-chômage ou la PCU pour le temps de trouver un autre emploi. Coussin social dont n’a pas droit notre entrepreneur. Il n’a même pas les sous pour honorer le bail de son commerce.

Eh oui ! Tous ces commerces victimes de la Covid 19 ne sont pas qu’une faillite, mais le drame d’un entrepreneur dont le rêve vient de prendre abruptement fin. C’est l’histoire d’un humain aussi victime de la Covid 19.

Ils sont nombreux ceux qui vivent la débandade financière. Et ils seront des milliers à la fin de l’hiver, avant la fin de la pandémie.

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