Les PDG super riches et les super pauvres

.En lisant l’article de Laura-Julie Perreault dans la Presse de lundi le 6 janvier, j’ai appris que …« À 10 h. le 2 janvier, les 100 présidents d’entreprises les mieux payés avaient déjà engrangé en peu d’heures le salaire moyen et annuel d’un travailleur moyen soit  52 601$. »

 

J’étais outré, choqué. Je trouvais cela indécent et même immoral. À peine quelques heures de travail. Bien sûr, ces gents trouvent cela normal parce que c’est une grande responsabilité. J’en conviens, mais un tel écart provoque un malaise concernant la justice sociale.

 

« En 10 ans, les salaires des mieux nantis gonflaient de 61% pendant que celui du Canadien moyen grandissait de 24%. En 2018, leurs salaires ont augmenté de 18% (12 millions $) tandis que celui des travailleurs gonflait d’à peine 0,3% après l’inflation. » Il y a une courbe qui n’est pas suivie. C’est au Québec que l’écart est plus imposant. Il y a les Métro, Bombardier, Air Canada, CGI, CAE et Transcontinental entre autres.

Je lis aussi que 1 %des plus riches a vu ses impôts diminuer de 0,4%. Parallèlement, les 10 % au Québec qui ne gagnent que le salaire minimum ont vu ce revenu augmenter de .60 cents pour passer à 13.10$ l’heure. Certaines provinces ont atteint le 15$  si difficile à y parvenir. Et dire que Justin Trudeau avait promis en campagne électorale de taxer davantage les plus riches et de travailler à éliminer les paradis fiscaux. Évidemment, les mieux nantis ont l’oreille de Justin. Pour les moins nantis, il y a les banques alimentaires qui ont des difficultés à s’approvisionner puisque le nombre de bénéficiaires ne cesse de grimper.  Heureusement elles existent. Mais dans une société plus juste, elles seraient inutiles.

 

Ce n’est pas innocent de constater que 30 pays sont en effervescence. Les gigantesques manifestations et les guerres ne sont-elles pas le signe d’un ras le bol. De tout temps, les prolétaires se sont soulevés contre les classes dominantes, la bourgeoisie et l’aristocratie afin de démontrer les souffrances de la pauvreté.

On ne comprend pas dans les hautes sphères que leur richesse est obtenue par le travail de leurs subordonnés. Qu’on le veuille ou non, nous sommes entrain de créer une nouvelle aristocratie où les fortunes ne feront que provoquer l’insatisfaction de la classe laborieuse et donneront naissance à des soulèvements.

 

Le ratio entre le salaire moyen de l’entreprise et celui du PDG est un moyen de juger de cet écart. Qu’un PDG gagne 50 fois le salaire moyen de son entreprise, c’est déjà un écart important. 50 fois 50,000$ donne 2,5 millions  $. Imaginez qu’il existe des entreprises où le PDG atteint une rémunération annuelle de 700 fois le salaire moyen. Faites le calcul. Je lisais récemment qu’un PDG a bénéficié d’un revenu de 18 millions$ en un an.

 

On recrute le PDG capable d’obtenir des profits énormes pour les actionnaires. Quand un PDG obtient un tel salaire, il est facile d’imaginer que les directeurs se partagent une opulence à l’avenant.

 

Que fait-on de cette richesse ?  Il vient un temps où les dollars ne signifient plus rien. Il n’y a que les milliers et les millions qui existent.

Les millions consistent en un thermomètre qui évalue la réussite.  Que fait-on de cette richesse outrancière qui n’est pas garante du bonheur.  Et que fait-on de la corruption qui prospère entre leurs mains, parce la morale est moins stricte ?

 

Même si l’écart de la richesse me choque et m’incite à écrire ce texte, je suis sûr que les super riches ne sont pas d’accord avec moi, car ils ne le comprennent pas. Ils sont convaincus d’être les responsables du bien-être de la société.

 

 

 

 

 

 

 

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