EN BREF. La laïcité. Et les enfants là-dedans !

Le débat sur la laïcité met en vedette deux clans. D’une part, celui qui se préoccupe du sort de quelques enseignantes musulmanes voilées; celui qui ignore le prosélytisme de la situation et qui nie haut et fort que les enfants soient vulnérables à la vue de cet uniforme ostentatoire.  Même Gérard Bouchard demande des preuves de cette vulnérabilité.

Et l’autre clan qui y voit une atteinte évidente à la vulnérabilité  des enfants; que l’élève qui voit une musulmane voilée à longueur de journée ne peut que provoquer un questionnement et une banalisation de ce vêtement religieux et ostentatoire.

Il suffit d’avoir de nombreuses années à son crédit pour savoir et observer comment tout uniforme qui suscite  le respect provoque chez l’enfant un désir de mimétisme.  Combien d’enfants ne rêvent-ils pas  de devenir un pompier, un policier, un médecin, un  facteur à la vue d’un costume.

En 1950, il y avait 50,000 religieux avec soutane et barrette;  et les religieuses avec robe-tunique noire, coiffe, capine avec cornette et voile.

Ils étaient nombreux qui rêvaient de porter l’uniforme austère catholique qui appartenait au patrimoine religieux.

Les candidates et candidats étaient nombreux à cette époque. Oui, les costumes et uniformes ont un attrait évident. Oui, le voile a un ascendant religieux. Le mimétisme des jeunes les rend vulnérables.

 

 

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Une réflexion au sujet de « EN BREF. La laïcité. Et les enfants là-dedans ! »

  1. Eh bien, monsieur « le p’tit vieux », votre article-commentaire est le seul que j’aie trouvé (au pays du Québec), pertinent et invitant, en googlant « la laïcité et les enfants ».

    J’en aurais extrêmement l o n g à dire ou… à redire là-dessus. Mais, justement, du fait que je me suis déjà abondamment exprimé, ailleurs, à cet égard, je me limiterai ici à l’essentiel.

    Vous voulez savoir (d’)où on est? Montréalais, moi. Autrement dit, très exactement le ‘genre’ qu’abhorre notre éminente inédite v.-PM. Qui exécrerait plus encore les « christ de péquistes ». Pas ‘drôle’, hein? J’entends, émanant d’une v.-PM.

    Parlant Christ, voyez-vous, déjà là, première erreur : l’avoir décroché d’où il était, au Salon bleu. GROSSIÈRE erreur. Fruit d’ignorance ou de mauvaise… foi.

    C’est que ce ne pouvait être un plus mauvais moment de même que plus contre-indiqué, logiquement, de faire ‘ça’, là, comme ça, cette année-là (passée). Année de laïcité, paraît…

    Et pourquoi donc? Ben, parce qu’incidemment c’est lui, Jésus, qui a inauguré ça – la laïcité, imaginez-vous; c’est lui qui a enjoint de séparer Église (religion) d’État, de rendre à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu. Il ne pouvait, donc, y avoir figure-modèle plus emblématique et inspirante que le crucifix eu égard à — (la mise en marche ou en oeuvre de) — la laïcité. Or, ‘idiotement’, on en a fait fi. Par bêtise ou ignorance. Et ce n’est pas tout. Loin de là.

    Qu’est-ce qui était ‘poursuivi’, autrement dit quelle finalité principale visait-on ’through’ l’adoption de cette loi sur la laïcité? D’abord et avant toute autre chose, l’égalité hommes-femmes. Or…

    À cet égard aussi, c’est Jésus qui aura été le premier. Premier féministe. Premier gars sur Terre à déclarer et traiter les femmes comme égales aux hommes. Si bien que…

    … En le déboulonnant, en le décrochant d’où il était, on aura montré s’en ficher* de la voie/visée sexuelle égalitaire qu’il a prônée et appliquée, lui, le tout premier sur Terre. Du « joli ! », comme vous pouvez le constater. Et ça ne s’arrête pas là.

    QUI la loi sur la laïcité ‘atteint’-elle en tout premier, QUI vise-t-elle ou À QUI fait-elle le plus mal? Des femmes et des enfants. Jadis, ç’avait été femmes et enfants d’abord; là, on a… *jeté plutôt femmes et enfants par-dessus bord.

    Car supposons, par exemple, comme vous et d’autres l’alléguez, que les enfants soient influencés par ce que portent leurs enseignantes. Néanmoins, d’après vous, QU’EST-CE qui s’avère susceptible de leur faire le plus mal, entre être exposés à la vue d’enseignantes voilées ou ne pas en avoir du tout d’enseignante(s)?…

    Eh bien, c’est précisément le dilemme auquel se voyait confronté le gouvernement. Qui, après réflexion ou, éminemmentissiment plus probablement FAUTE DE réflexion intelligente et sensée ou à défaut d’avoir un peu de coeur (à la bonne place), a décidé de priver davantage encore d’enfants d’enseignante(s); alors que Le Devoir entre autres notamment venait de rapporter en fin d’année précédente que le manque dramatique et criant d’enseignantes, en métropole et à proximité plus particulièrement, engendrait une telle détresse et tant de désarroi chez nombres d’élèves, que maints de ceux-ci en venant à en être si déprimés, démoralisés ou découragés, ils ne voulaient même plus aller à l’école du tout.

    Voilà, donc, bref, où aura « mené », principalement, cette obsession québécoise [et] française pour la religion. L’allégation de préjudice potentiel — (mais jamais confirmé ou démontré – [ZÉRO plainte à ce propos]) — ayant prévalu sur des données-factuelles hyper-sensibles-objectives et incontestables, elles, de souffrance infligée à des enfants parce qu’indûment privés crûment d’enseignante(s).

    Et si vous n’avez pas remarqué à quel point on peut perdre la tête au Québec ou montrer n’avoir pas d’coeur ou zéro fierté collective, lorsqu’il s’agit d’enfants ou de religieux; a fortiori mille fois plus encore, donc, lorsqu’il s’agit d’enfants en rapport avec du religieux ou de religieux en rapport avec des enfants; vous n’avez qu’à constater comment on a « réglé ‘ça’ » — le cas d’étudiantes finissantes en Éducation, qui étaient tout aptes, compétentes, formées, prêtes, désireuses et disposées à enseigner, et dont certaines même l’avaient déjà fait, enseigner comme suppléantes, mais qui avaient l’malheur d’avoir quelque chose sur la tête : on les a rondement et carrément ‘discartées’, et ce rétroactivement de surcroît de toute possibilité d’enseigner au public, là même, donc, où on en a(vait) le plus besoin. « Brillant », n’est-ce pas?

    En fait de « brillance », ce gouvernement (de comptables) n’a pas son pareil, en effet. En refusant, net, comme il l’a fait – d’a l l o n g e r la clause grand-père aussi aux étudiantes sortantes ou finissantes en Éducation, et en choisissant plutôt de leur fermer drès-là sans plus attendre la porte au nez et sur les pieds; il s’est trouvé à non seulement en priver des centaines d’élèves attendant urgemment et lancinamment après elles, mais à mettre à ‘poubelle ainsi, encore, en plus, de précieuses ressources humaines, formées à grand$ frai$ par l’État même. Plus éconologique que ça, tu meurs !

    BREF… Pour résumer, il n’est que de mettre en évidence quelque chose caractérisant ce Québec pas mais vraiment pas comme les autres. Cela faisait à peine un mois et demi qu’on venait de trouver martyrisée la petite fillette (CMR) à Granby, qu’on l’avait déjà oubliée… Ce jour de Fête des pères où l’on a voté, avec le plus d’insouciance ou d’inhumanité possibles, ce refus d’a l l o n g e r la clause grand-père à des filles qui eussent pu faire la différence, et toute une, pour des centaines d’enfants en panne et en peine, parce qu’en manque d’elles. « Exceptionnel », cela? Rien moins qu’exceptionnel. C’est le « way of life » au pays du Québec. Au pays des Aurore l’enfant martyre se succédant. Tellement « way of life », « marque de commerce » du Q/québécois, qu’après des Geneviève Pettersen et Sylvain Lévesque ayant copieusement témoigné et dénoncé qu’au Québec on se fout des enfants; voilà que, tout dernièrement, monsieur ‘Un Québec fou de ses enfants’ sera venu lui-même confirmer le constat de ces deux-là. Assez pour vous, ça, ou si c’en prendrait encore ?…

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