Les QUOTAS de la complaisance.

Les affiches routières le long de l’autoroute indiquent une vitesse maximale de 100 km heure.  Il est pourtant de notoriété que les policiers  ne séviront qu’à partir de 118 km heure. Pourquoi ? Pourquoi pas à 105 km heure ?  Pourquoi les panneaux  sont –ils incorrects?  Dans la réalité,  il est même dangereux de

respecter et de rouler le « 100 km heure » ou moins.  La vitesse  minimum est malgré tout  indiquée à 60km heure.  Où se situe la vitesse sécuritaire ?  Sûrement pas à 60 km.  

Nous sommes des délinquants de la route. Les limites maximum deviennent des vitesses de croisière et bien souvent la vitesse à dépasser.  Que ce soit sur les autoroutes, les routes secondaires et même urbaines.

Le policier qui nous infligera une contravention deviendra un hurluberlu digne de tous les qualificatifs désobligeants.  N’a-t-il rien de mieux à faire qu’à pourchasser les fautifs de la règlementation routière et à  atteindre  les  célèbres QUOTAS qui enrichissent les coffres de l’État, aux dépens des pauvres automobilistes, soutient-on ?  En somme, rien de plus dur pour l’égo de l’automobiliste que de se faire prendre, de payer une amende qu’on clame injuste et de perdre  des points si précieux.

À quoi servent les règlements ? Sinon qu’à assurer notre sécurité et celle des autres et de la société.  À quoi servent les policiers sinon qu’à les faire respecter ? Que les contraventions servent en plus à engraisser l’État, bravo. Que les conducteurs délinquants soient taxés. Tous les délinquants ! Tous ! Les seuls quotas admissibles pour le corps policier est l’atteinte du « cent pour cent ». Et le policier doit faire cette tâche avec la passion  que lui inspire la sécurité de tous ses concitoyens.  Que ce soit la vitesse excessive, la conduite dangereuse, les arrêts, les mauvais stationnements, les virages fautifs. Il n’y a pas de conduite dangereuse « acceptable ». Les règlements ont été votés  pour être observés. Et seul le corps policier est apte à réaliser cette tâche sans laxisme. Son seul QUOTA acceptable est le respect intégral de toutes les lois. Que les revenus des amendes issus de la délinquance  des lois garnissent  les coffres de l’État, soit !  La punition est de toute façon nécessaire. L’amende est toujours dissuasive.

Les récriminations des citoyens fautifs, pris sur le fait,  sont normales.  Celles des policiers le sont moins. En voulant s’attaquer à la réduction des QUOTAS,  les policiers de Montréal jouent le jeu des délinquants et se cherchent un quota de sympathie auprès de ce segment de la population en ces temps de négociations.  La complaisance à l’égard des contrevenants ne sera jamais une avenue positive.  La sévérité dans l’application des règlements ajoutera toujours plus de respect à l’égard des lois. Plus la population respectera les lois,  moins les quotas et les amendes seront nécessaires.  Et moins de revenus pour l’état.

Certains États aux États-Unis contrôlent les lois de la circulation avec plus de sévérité.  Les conducteurs sont plus vigilants dans l’observance des limites sur leurs territoires. On ne veut pas se faire « pogner. »

La complaisance de nos policiers ne peut que favoriser la complaisance des automobilistes délinquants. Si les Quotas demeurent un contrôle administratif  plus rigoureux à l’égard des hors la loi, donc plus incitative à la sécurité pour nous tous, alors pourquoi pas ne pas privilégier les quotas ?

 

 

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2 réflexions au sujet de « Les QUOTAS de la complaisance. »

  1. J’ose espérer que le travail du policier ne se résume pas à donner uniquement des contraventions. Au prix que leur formation à coûter, ça revient cher de payer quelqu’un pour uniquement distribuer des contraventions. Les quotas font en sorte que le travail du policier est devenu celui d’un percepteur d’impôt. Il faut bien l’avouer bien souvent le coût de la contravention n’est pas proportionnel à l’offense, On essaie de se donner bonne conscience avec ces contraventions en se disant que la sécurité routière et les respect des lois font foi. Oui, il faut pénaliser les délinquants de la route mais l’état a tout autant un rôle à jouer en tant que gardien de la sécurité routière. Une ville n’a pas à enrayer ses déficits par le rajout toujours de plus en plus grandissants du nombre de contraventions.

    Où je suis cependant le plus aigri c’est que les statistiques des accidents de la route ne font jamais mention des accidents occasionnés par l’état de la chaussée Les ravages de la chaussée ont une répercussion sur la carrosserie et le mécanisme d’une auto. L’état à la main leste pour soutirer l’argent des fautifs de la route mais elle est la première à se désister de ses obligations en sécurité routière en n’entretenant pas la chaussée et en laissant les routes ravagées autant qu’un pays du tiers monde. Demandez aux automobilistes et aux cyclistes ce qu’ils en pensent ?

    Les policiers ne se dérangent plus pour tapage nocturne. Les parcs ou se retrouvent les jeunes le soir après 11hr ne sont plus visités par les policiers. Non, la priorité est la remise de contraventions aux usagers de la route. je vous le dis, de vrais percepteurs d’impôt. On néglige la sécurité des banlieusards pour celui des automobilistes.

  2. Je suis française (native du Jura et habitante de CHARTRES en BEAUCE) 68 ans et je viens de me régaler avec vos archives surtout celles concernant la vieillesse
    Comme vous j’aime le mot « VIEux » je suis bénévole accompagnante en soins palliatifs dans un service de médecine gériatrique.
    Merci merci merci

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