Le Code Québec : démystifier les paradoxes des Québécois.

En mentionnant les paradoxes des Québécois, en voici quelques-uns :

Pourquoi sommes-nous si heureux, mais critiquons-nous autant ? – Pourquoi aimons-nous tant discuter, mais évitons-nous les vrais débats ? – Pourquoi sommes-nous si préoccupés d’environnement, mais de si grands pollueurs ? –

Pourquoi sommes-nous plus croyants que les Canadiens anglais, mais moins pratiquants ? – Pourquoi sommes-nous si attachés à la langue française, alors que nous la maitrisons parfois avec difficulté ? – Pourquoi donnons-nous moins aux organismes de charité ou faisons-nous moins de bénévolat, alors qu’on se dit solidaires et de gauche ? – Pourquoi avons-nous un taux de décrochage scolaire si élevé, alors que Montréal est la plus grande ville universitaire au Canada ? — et plusieurs autres.

Les réponses ou explications se trouvent dans le livre dont il est question dans ce texte.

En terminant de lire le livre LE CODE QUÉBEC, écrit par Jean-Marc Léger assisté par Jacques Nantel et Pierre Duhamel, j’ai ressenti le désir d’écrire un texte pour en livrer la teneur. Une bible ! Difficile de résumer une bible ! L’identité des Québécois est tellement à la mode que cet ouvrage arrive à point.

Tout a pris naissance en 1978 avec la publication des 36 CORDES SENSIBLES des Québécois par le publicitaire Jacques Bouchard. Un travail de moine. Il avait divisé ses 36 cordes sensibles en 6 racines : soit terrienne, minoritaire, nord-américaine, catholique, latine et française. Le résultat de notes minutieusement colligées pendant des années a donné une conclusion tellement précieuse.

Ce travail sur l’identité caractéristique du Québécois en 1978 a servi aux publicitaires, aux études sociologiques et aux étudiants.  Personne, durant toutes ces années, n’a osé s’astreindre à la mise à jour de ce portrait. Jusqu’à  ce que Jean-Marc Léger, de la maison de sondage Léger, il y a trois ans, s’attelle à la tâche.  En s’associant à des personnalités de l’économie comme Jacques Nantel et Pierre Duhamel, il a utilisé toutes les techniques les plus récentes et sophistiquées du monde des sondages pour atteindre un résultat mirobolant qui se traduit dans le livre LE CODE QUÉBEC.  Il est intéressant de comparer les changements majeurs de notre société pendant près d’une quarantaine d’années, soit le temps de trois générations.

Léger et ses comparses ont tout d’abord déniché les 12 paradoxes des Franco-québécois auxquels ils ont voulu comprendre comme : pourquoi sommes-nous si heureux, mais critiquons-nous autant ?

Ils en viennent à la conclusion que nous sommes moins différents que nous le sommes. Nous sommes aussi différents d’une région à l’autre du Québec. Ils dénombrent sept régions. Les Anglo-Canadiens ne sont pas comme nous pensons qu’ils sont et l’inverse est vrai. Nous ne sommes plus ce que nous étions. Les plus jeunes sont de moins en moins différents des Anglo-Canadiens.

Ils en conviennent que le Québécois est « heureux » et que « la joie de vivre » en est la marque de commerce.

Les 6 racines des « cordes sensibles » deviennent les « 7 traits identitaires » dans le « Code Québec ». On peut les résumer ainsi en ajoutant quelques sous-titres du chapitre correspondant à chacun.

1-HEUREUX ( vivre le moment présent ) ; heureux comme un Québécois ; une société plus égalitaire ; l’amour de la chanson et de la musique ; rire de bon cœur ; le bon vivant ; la bonne bouffe ; le plaisir de la consommation.

2-CONSENSUEL ( le gros bon sens ) ; pas de chicanes dans la cabane ; une société tolérante ; les accommodements raisonnables.

3-DÉTACHÉ ( gros parleur, petit faiseur ) ; je ne suis pas certain si je suis indécis ; le confort et l’indifférence ;  what does Quebec wants ?

4-VICTIME ( la peur de l’échec ) ; : la peur de l’échec ; ça ne marchera pas ;  l’aversion pour le risque ; une culture de perdant ; c’est la faute des autres ; pas dans ma cour ; jouer les victimes.

5-VILLAGEOIS ( l’esprit de clocher ) ; le star-system québécois, la pub ça ne change pas le monde, mais..; l’hybridité des Anglo-québécois ; le mystère de la ville de Québec ; les Premières Nations ; les 7 régions du Québec.

6-CRÉATIF ( des idées plein la tête ) ; un environnement qui stimule la créativité ; passer du rêve à la réalité, une créativité qui s’exporte ; les patenteux ; du Québec inc. au Québec web.

7-FIER ( l’esprit d’entrepreneur ) : l’argent n’est plus un péché ; la nouvelle génération d’affaires ; ouverture sur le monde ; la fierté québécoise.

De longs chapitres expliquent chacun des mots cités et y associent de nombreuses recherches. De plus, chaque trait identitaire est mis en comparaison avec les mêmes traits chez les Anglo-Canadiens.

Les auteurs découpent le Québec en 7 régions distinctes : 1-Le Montréal-Laval fédéraliste de l’ouest 2-Le Montréal-Laval social-démocrate de l’est 3-Les navetteurs du 450. 4-La région frontalière ( Outaouais, Abitibi, Estrie, Centre-du-Québec, Chaudière-Appalaches ) 5-La république de Québec 6-Les régionalistes ( elles entourent la ville de Québec.) 7-Les Premières Nations (55 communautés)

Mais il faut aussi découper le Québec en générations qui ont chacune leurs particularités, car le 8,3 millions de Québécois sont nés à des périodes différentes, sont d’origines diverses et ont des expériences de vies distinctes.

La génération des grands-parents, la silencieuse, s’est ouverte sur le monde.

La génération des baby-boomers a voulu changer le monde.

La génération des milléniums, quant à elle, veut conquérir le monde.

Nous portons les gènes de nos parents et grands-parents. Comme nos enfants portent les nôtres. Et si nous voulons mieux connaitre nos traits identitaires avec moult détails, ce livre LE CODE QUÉBEC ne peut que nous aider à mieux comprendre. Un digne successeur des CORDES SENSIBLES de Jacques Bouchard.

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