Mon premier livre : À 72 ans, moi aussi, j’ai un mot à dire

 Je viens de franchir l’année charnière de mes 72 ans, l’âge où s’incruste le désir de TRANSMETTRE.  De transmettre tout le savoir, toute l’expérience, toute la sagesse et livrer toute la moisson d’une vie. Je ne veux plus argumenter, seulement transmettre. Pour la suite des choses!  Aux enfants, petits enfants.  À tous ceux qui suivent.  Juste pour qu’ils sachent.  Avec l’espoir de les aider à mieux vivre et à mieux construire le demain. Je viens de dénicher une tribune en publiant un livre.

« Vous souvenez-vous de vos trente ans ?  Moi, quand j’avais 30 ans, j’étais un tout jeune homme animé du désir de tout changer. Nous étions en plein cœur de la Révolution tranquille.  Je trouvais «VIEUX », mais O Combien VIEUX, les gens de 60 ans…et même de 50 ans.   Je déplorais leur conservatisme, c’est-à-dire leur attachement à des valeurs passées, surtout dépassées aux yeux de ma génération d’alors. Nous étions INVINCIBLES ! Nous étions AUDACIEUX !  Nous étions CONVAINCUS de pouvoir la réaliser !  Et surtout D’AVOIR  RAISON                                                                                                                              

Maintenant, âgé de 72 ans, j’appartiens à la génération des VIEUX SCHNOUKS qui regardent les jeunes « flos » : ces jeunes invincibles !  Audacieux ! Convaincus de tout pouvoir réaliser! Et surtout d’avoir raison ! Et qui nous voient avec la même perception que la nôtre d’alors. »

Évidemment que je prêche pour ma paroisse. J’ai découvert que je ne suis pas à l’étape de vie du radotage comme anticipée mais celle où on puise dans le passé pour colorer l’expression du jour.  Les années s’ajoutant avec une vie active, en forme et éveillée. Il y a aujourd’hui la vieillesse heureuse qu’il faut savoir valoriser et en changer la perception faussée. La vieillesse aujourd’hui participe encore à la construction de la société actuelle. Plusieurs y amorcent une carrière tardive. 22 ans de plus pour les hommes et 26 ans de plus pour les femmes nous annoncent les statistiques. Je vois la vieillesse en rose. Mais ils sont si nombreux à la voir qu’en noir. Les médias n’en parle qu’ à l’occasion de l’incendie d’une résidence ou de la maltraitance dans une CHSLD,

Alors que la vieillesse s’allonge et permet une autre étape de vie que n’ont pas connue nos parents et nos ancêtres. Aujourd’hui les vieux sont actifs et porteur d’un savoir et d’une connaissance qu’on appelle sagesse,  Loin du radotage du passé, les vieux puisent dans le passé les expériences qui nourrissent les réflexions sur l’actualité. Mais ils ont le devoir et la mission de transmettre ce savoir. Encore faut-il une écoute et des tribunes pour transmettre. C’est dans cette ligne de pensée que j’ai écrit ce bouquin comme une tribune pour transmettre. Encore faut-il qu’il y ait une oreille à l’écoute.

Dans mon bouquin, j’aborde de multiples questions très actuelles en puisant l’essence de mes réflexions dans les expériences d’une longue vie.  À l’exemple de la question de mon identité personnelle à mon retour au pays versus l’identité même du peuple, j’ose même y aborde sans pudeur ma quête de spiritualité. J’y valorise les nobles et grandes valeurs qui ont traversé les siècles comme la loyauté, la générosité et aussi de prendre soin de l’autre. L’amour et le bonheur s’inscrivent dans cette ligne de pensée tout comme la sexualité et l’animal dans l’homme, ce mammifère. Richesse et pauvreté, mépris à l’égard des pauvres, les plus grandes injustices s’ajoutent à mon legs.

Les vieux ont un mot à dire tout comme moi.

 L’auteur que je suis rédige aussi un blogue depuis un an sous le titre « Les insolences d’un p’tit vieux » www.leptitvieux.com . Une centaine de textes sur l’actualité y sont à lire. De plus, à mon agenda s’ajouteront plusieurs conférences sur le sujet partout au Québec. Toutes ces activités et ce livre font partie de ma croisade de célébrer et valoriser la vieillesse.

« À 72 ans, moi aussi, j’ai un mot à dire » ce que la vie m’a appris. Éditions Québec-Livres. 247 pages disponibles dans toutes les librairies du Québec.

 

 

 

 

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4 réflexions au sujet de « Mon premier livre : À 72 ans, moi aussi, j’ai un mot à dire »

  1. Oui, vieillir peut être une révélation de notre moi profond. Toutefois peu de choses sont faites pour promouvoir notre apport à la société. Il y a la contrainte des horaires, des transports, des ouvertures pour un travail à horaire modifié ou réduite qui n’est pas accepté partout et surtout du manque de demandeurs de services pour des gens d’un certain âge. Les syndicats n’acceptent pas cette manne de mains bénévoles où l’on voudrait souvent œuvré. Si tu ne fais pas tes propres démarches, on ne viendra pas à toi. L’UTA (Université du 3ième âge) offre des cours forts intéressants et à la portée de tous.

    Par contre si tu es financièrement à l’aise, la retraite peut être fort intéressante car elle te permettra de profiter d’une vie de loisirs et de parachèvement par des voyages culturels et une vie culturelle riche de par sa diversité.

    Je mets de mon temps à combler mes petits-enfants de mille et une attentions pour leur créer des moments de bonheur qui se transmuteront en souvenirs heureux de leur grand-mère. J’aide ma fille et en la délestant de certaines tâches ménagères ceci ayant pour but de la soulager momentanément. La lecture reste par contre mon élément de prédilection, tout ce que je n’avais pas eu le temps de lire est dorénavant à ma porté. D’être bien informé de l’actualité par la lecture de journaux est aussi prisé.

    De donner mon opinion aux jeunes par contre je préfère m’abstenir car bien souvent pour eux ont est les grands responsables de tous les malheurs de la planète et ils sont vite sous la riposte. Les valeurs ne sont plus les mêmes et ceci dit sans les réprouver pour autant. Parfois je trouve leur jugement sévère mais bon, la vie se chargera d’eux. Je me dis parfois qu’ils reçoivent de l’État beaucoup plus que ce que l’on a reçu mais ils ne le voient pas de la même façon.

    Lorsque je vais au centre d’achat, je suis stupéfaite par le nombre de gens âgés attablés autour d’un café durant de longues heures. Je suis convaincue qu’il y aurait place à occuper leur temps par quelque chose de plus motivant qui n’existe pas encore mais il serait important de se pencher sur la question à savoir comment mieux les occuper car sûrement beaucoup s’ennuie.

    À l’âge de la retraite les retraités donnent beaucoup d’eux-mêmes mais la société leur offre si peu. Par contre je dois admettre qu’on a eu toute notre vie pour prévoir ce temps disponible qui nous est dorénavant acquis. Je pense que si on occupait plus ces retraités par des activités de loisirs ou socio-culturelles ont les retrouveraient moins nombreux dans les Centres de jour et les hôpitaux de jour si démunis et si peu autonome. Parfois donner d’une main nous est rendu par l’autre main à qui on a donné.

  2. Un petit commentaire sur les retraités qui prennent un café au centre d’achats. Oui, ils y passent 1 heure ou 2 ou 3, mais comprenez que cet endroit est devenu leur lieu de rencontre. Ma mère a découvert l’un de ces groupes de joyeux lurons récemment. Quelle magnifique rencontre; elle s’y est fait plein d’amis. Et soyez assurés que ma mère avait déjà un horaire bien rempli: elle s’occupe de son mari (en CHSLD) de 10h00 à 14h30 tous les jours; elle vit seule dans sa maison, donc elle gère tout (finances, entretien, rénovation, jardinage, problèmes, etc….). Et bien sûr, elle continue à voir et prendre des nouvelles de toute sa famille (7 enfants, 17 petits-enfants et 5 arrière-petits-fils, 3 frères et soeurs, une dizaine de beaux-frères, belles-soeurs, des amies de longues date, des veufs et des veuves qu’elle a connus plus récemment au CHSLD, etc…). Il faut aussi comprendre que ma mère, tout comme ses nouveaux amis, n’ont pas, ou n’ont plus, de permis de conduire, ce qui les amène à voyager dans l’autobus local ou à pied, d’où l’intérêt de se rassembler au centre d’achats qui est bien desservi par les transports. Et que de rires on entend lorsqu’on passe près de ces groupes de p’tits vieux qui souvent nous saluent et nous incluent dans leur conversation. Je leur souhaite longue vie, de même qu’au centre d’achats qui les reçoit.

  3. Votre commentaire me réjouit. La prochaine fois que j’irai au centre d’achat, je saluerai ces retraités et qui sait, peut-être que je savourerai un petit brin de jasette avec eux. Salutations.

  4. Je suis en train de lire « À 72 ans, moi aussi j’ai un mot à dire ». Je n’en ai que 62, mais comme Claude en a passé huit hors-Québec, nous sommes presque « kif-kif ». D’ailleurs, malgré un parcours très différent du sien, je n’en reviens pas découvrir à quel point nous sommes sur la même longueur d’ondes, qu’il soit question des « mégatatouages », du cellulaire, de la contribution des Anglais à l’édification de notre société ou encore du sandwich « toasté » aux tomates avec mayonnaise. Je dirais qu’il en est de même sur des questions plus fondamentales, qu’ils s’agissent de notre projet d’avenir à redéfinir ou de l’intégration des nouveaux arrivants à notre société. Tout en me reconnaissant dans le point de vue exprimé sur les questions les plus difficiles, je dois admettre que mes idées ne sont pas toutes aussi mûres que celles qu’ils nous transmet. Je trouve donc cela très utile et fort éclairant sur la direction à donner aux activités dans lesquelles j’ai engagé ma nouvelle vie de retraité.

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