Je ne comprends rien à l’économie mais…

Malgré mon grand âge, il y a de grands pans de l’économie que je n’arrive pas à saisir. Il m’a suffi de lire une seule édition du journal la Presse soit celle de samedi le 21 décembre, section Affaires, pour constater comment le simple lecteur que je suis  peut se sentir floué par son gouvernement. À moins que ! À moins que je ne comprenne rien à l’économie.  Ou peut-être à la politique !  Ô que j’aimerais qu’on m’explique !

PREMIER ARTICLE ! Je lis qu’Hydro-Québec fait face à un surplus d’électricité  qui perdurera jusqu’en 2027-2030.  Difficile à comprendre que, pendant ce temps, la Société d’État achètera de l’électricité à prix exorbitant et la bradera à perte. Par conséquent, elle réclame aux consommateurs une augmentation des ses tarifs pour renflouer  ces pertes.  Pourquoi ?

Concurremment, l’Hydro investit 7,5 milliards $ dans la construction de quatre barrages immenses à la Romaine et dans une ligne de transport qui desservira le tout.  Dans le but d’ajouter  1550  mégawatts à la capacité déjà excédentaire  de la Société qui est de 35 125 mégawatts à l’heure actuelle !

Et le gouvernement Marois vient de commander encore un autre 1000 mégawatts d’énergie éolienne dont nous n’avons pas besoin.

On prévoit qu’en  2030,  dans seize ans, on commencera seulement à avoir besoin une première partie de cette énergie. Les surplus en électricité coûtent 1 milliard $ par année : un manque à gagner pour le gouvernement. Un montant qui aurait soulagé le déficit  de 2,5 milliards  $ qui s’annonce.

Heureusement qu’on achète 5428 mégawatts annuellement  à un prix au rabais à Churchill Falls jusqu’en 2041.

Parlons prix : on exporte notre électricité à l’heure actuelle  au prix de 4,1 cents du kilowatt /heure alors qu’il en coûtera  6,5 cents  du kilowatt/heure pour la produire à la Romaine.  Une perte évidente.  Pourquoi ?  Parce que les gaz de schistes  américains deviennent des concurrents plus agressifs au chapitre des tarifs.  Simultanément, on apprend que les achats de nos gros clients industriels sont à la baisse.

Actuellement, 15 parcs éoliens vendent certains à 8,3 cents le kW/heure et d’autres à 10,5 cents le kW/heure un total de 1350 mégawatts à l’État. Tout à fait inutilement. Sinon que pour soutenir l’industrie manufacturière  éolienne en Gaspésie ! Pour des raisons politiques ?  Pendant qu’on habille la Gaspésie, on déshabille Bécancour.   Se pourrait-il qu’on refile à la clientèle résidentielle profitable cette perte ?  Je n’y comprends rien !

DEUXIÈME ARTICLE !  Le gouvernement se lance à l’attaque de l’évasion fiscale et des fraudes pour garnir ses coffres grâce à la récupération des taxes et des amendes.  Selon la démonstration du journaliste,  il y en aurait pour un milliard $.  Quelles sont les chances qu’a le gouvernement de récupérer cette somme ? Minces. Il y a même des amendes qui n’ont pas encore eu de jugements de cour.  Les contrevenants ne sont donc  pas encore coupables. L’Agence du gouvernement a émis des avis de cotisations totalisant 3,5 milliards $ au cours de l’exercice terminé le 31 mars 2013.  59% ont été récupérés. Il est donc à prévoir qu’un milliard de  revenu n’entrera jamais dans les coffres du gouvernement. Encore 1 milliard $ dont on ne verra pas la couleur. Des sommes faramineuses qui ne sont que des revenus virtuels dans les états financiers du gouvernement. Je n’y comprends rien.

TROISIÈME ARTICLE !  Le gouvernement devra  absorber la hausse de loyer de l’ordre de 45% pour déménager 700 fonctionnaires  dans le nouvel immeuble Carré St-Laurent, au cœur du quartier red light à Montréal. Il en coûtera 2 millions de plus annuellement soit 50 millions $ en 25 ans. Alors que les loyers sont en surplus à Montréal, le cout du loyer devrait être à la baisse.  Les bureaux doivent être livrés en 2018. Que deviendront les loyers vacants ? Le parc immobilier du gouvernement inoccupé siphonne une fortune dans les finances publiques. Je n’y comprends rien.

Trois cas qui démontrent un laxisme évident du gouvernement et de ses mandarins.  Trois pages qui se suivent dans la même édition du journal. Et personne n’en fait de cas. On perpétue cette situation. À l’avantage de qui ?

Je n’ose lire les autres éditions du journal, car je risque d’apprendre d’autres complaisances financières. À moins que je ne comprenne rien à l’économie? Ou à la politique ? Et que je commence à soupçonner quelques manigances.

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Une réflexion au sujet de « Je ne comprends rien à l’économie mais… »

  1. Les infos ici sur cette page sont bien intéressantes. J’ai vraiment bien aimé, un article qui est bien écrit et nous permet d’en savoir un peu plus sur le sujet. Bien vu !
    Amandine Luong / MELTY.FR

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