Quand  les autochtones font peur.

Comment le gouvernement règle-t-il les problèmes avec les autochtones ?  Belle question à répondre !  Comment le gouvernement a-t-il réglé la crise ferroviaire qui a perduré pendant un mois, et qui a sclérosé toute l’économie canadienne. Quelques autochtones seulement, de l’Ouest du pays ont tenu tête à l’autorité de notre fédération autant fédérale que provinciales. Refusant d’obtempérer à l’ordre établi !

Deux conditions sine qua non. Que la Gendarmerie royale qui assure la loi dans le village le quitte complètement !  Que la Compagnie qui installe la canalisation de gaz propane sur le territoire avec le permis du Chef de bande cesse toute son opération. Deux occupations du territoire autorisé selon le traité. Il fallut qu’une autorité obscure (les Chefs héréditaires) vienne tout chambouler en bloquant le chemin de fer canadien.  Des alliés de l’Est du pays ont prêté main-forte en bloquant aussi le chemin de fer.

Le tribunal a accordé une injonction pour chacun des barrages. Une seule a été obéie. Sinon aucune force policière n’est intervenue. Les autochtones n’ont pas obéi à la loi « des blancs » et ont tenu tête à nos gouvernants « colonisateurs ».

Policiers et gouvernements ont peur des autochtones et ces derniers le savent. Ils aiment entretenir ce sentiment de terreur. Mais les discussions ont eu lieu à huis clos. La Gendarmerie fédérale a continué à surveiller le village et le méchant entrepreneur a continué à installer sa tuyauterie anti-écologique.

On ne connaît pas les termes de cette entente. On peut supposer que le gouvernement règle tous les problèmes avec ceux-là et les autres en signant un chèque généreux. Combien a coûté ce règlement ? Et quelle est la facture de tous les autres dont nous n’avons pas été informées. Tout l’argent qui circule sur les territoires autochtones  provient de la caisse de nos gouvernements.

Je gage que l’entente que François Legault a signée pour le Grand Nord s’est soldée par l’assèchement de la petite caisse. Combien de piastres, nous ne le savons pas ?

La majorité des autochtones vivent de l’assistanat. Parce que c’est la loi sur les Indiens (Indians act.) de 1876 qui a été imposée par les colonisateurs nos ancêtres pour les infantiliser. Reconnaissant  seulement les Indiens enregistrés comme tels, ainsi que les bandes et le système des réserves. La loi fut légèrement améliorée au cours des ans comme accorder le droit de vote (1985), mais seulement aux Indiennes et Indiens vivant sur les réserves.

Bien souvent, il fut question de modifier cette loi rétrograde. Mais il semble que les deux parties y trouvent des profits que je qualifie d’aliénants.

Je pense que les chefs de bandes ne font pas leur travail pour régler la délinquance et la criminalité dans leurs réserves respectives. Le marché de la boisson et de la drogue s’y déroule sous leurs yeux. Mettre un terme à l’assistance publique, au quémandage pour régler le sort de ces autochtones. Ce que j’appelle l’assistanat.

Qu’on arrête de me parler de cette réserve qui n’a pas d’eau potable. Il suffit que le chef mette ses culottes pour régler ce problème sans attendre l’intervention des colonisateurs. S’il n’y a pas d’eau potable à cet endroit, changeons la réserve d’emplacement où il y a de l’eau potable. Simpliste comme solution quand on y est pas. Mais que les autorités de la  réserve trouvent une meilleure solution.

Que faire pour obtenir davantage ? Bloquer une route ou un chemin de fer.  Comme cela s’est produit à plusieurs reprises. Ou provoquer une contestation monstre dite internationale et demander à la reine d’intervenir. On se souvient de Idle No More (fini l’inaction).  Stephen Harper avait pondu une loi mammouth qui changeait le statu quo, un peu trop, détrônant plusieurs acquis. La loi de ce premier ministre ratissait large, un peu trop,  et donnait naissance à des incongruités.

Et tout cela se déroule avec les sous du colonisateur.

Lors des récents événements relatés au début de ce texte, un Chef ou un porte-parole de la bande s’éleva devant les journalistes en criant qu’il n’était pas Canadien, mais un Warrior en désignant son drapeau. Voilà pourquoi il n’a pas à obéir à la loi canadienne. Un journaliste lui demanda pourquoi il avait un passeport canadien et il profitait de l’assurance-maladie du Québec sans en assumer les coûts.

Tant que la loi sur les Indiens subsistera, je doute qu’il y ait une solution. Tant que les Autochtones continueront à défendre un passé folklorique qui ne ressemble en rien à leur vie actuelle. Tant que les blancs et les Autochtones négocieront à la lumière de la vieille loi sur les Indiens. Tant et aussi longtemps que les blancs n’auront que l’argent pour maîtriser ce peuple. Tant et aussi longtemps que les Autochtones ne provoqueront que la peur et la terreur comme technique de négociations.

Le statu quo perdurera et l’avenir des relations sera la même dans une décennie et même dans un quart de siècle. Hélas.

 

 

 

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