-Hé Claude, tu pars en vacances ?

-Mais non, je pars en voyage !

Parce que je suis un vieux retraité de 77 ans, je me considère toujours en vacances. Même si je cumule quelques activités de bénévolat  et divers passe-temps comme la lecture. Quand je pars en voyage, je quitte mes longues vacances pour découvrir d’autres cieux. Inutile vous dire qu’au retour, épuisé, et la tête pleine d’informations, je replonge dans mes vacances quotidiennes de retraité.

Je m’explique. Avoir un horaire d’activités plus parsemées comme trois conseils d’administration à tendances sociales, écrire des textes comme celui-ci et pour mon blogue, faire de petits travaux sur mon terrain et  à la maison, profiter de temps libres pour lire de grands polars ou des livres plus sérieux, flâner allégrement, voilà un programme de vacancier retraité.

Par contre, je connais quelques amis hyperactifs pour qui la retraite est essoufflante à tel point que la multiplication des boulots bénévoles constitue une entrave à la flânerie et au repos.  Contrairement à moi, ces gens partent donc en vacances pour se reposer.

Quand une passion nourrit une personne, cette frénésie la poursuit partout.  Par exemple, des joueurs de golf invétérés, à temps plein, partent en voyages pour jouer au golf. Une amie artiste dont la peinture est une passion dévorante part en voyage pour visiter les musées qui présentent les œuvres de grands artistes-peintres.

Il y a les grands voyageurs qui rêvent de contrées bien lointaines et exotiques. Il y a aussi ceux que le sable sous les cieux ensoleillés des stations balnéaires réchauffe le corps et l’esprit.

Les photos nous rappellent des moments heureux et qui nous prouvent que nous y étions.  Mais il y a ceux qui pianotent constamment leur cellulaire intelligent au lieu de regarder des lieux grandioses.

Les voyages sont l’engouement de bien des retraités. L’industrie du voyage profite largement de cet envoutement tout comme l’industrie des maisons de retraite. Les retraités financièrement à l’aise sont assez largement représentés pour soutenir financièrement bien des entreprises.

 

Je ne veux pas passer sous silence ceux qui vivent la retraite plus modérément pour des raisons financières. À moins de pratiquer le bénévolat auprès d’organismes de charité, leurs vacances peuvent être longues et ennuyeuses, car les voyages sont hors de leur portée. À moins de courts séjours au Québec.

Je pense surtout à ces retraités qui n’ont pas de pension de travail, car ils ont rendez-vous avec la pauvreté sans les vacances et sans les voyages.

Pour revenir au propos du début de ce texte, il y a plusieurs années, en compagnie de Diane, j’ai vécu huit ans à bord de notre voilier à naviguer tout autour de la mer des Caraïbes. Ils étaient nombreux  à nous demander des nouvelles  de nos vacances extraordinaires.

Pour nous, ce n’était pas des vacances, mais une vie quotidienne ordinaire.

C’était là une façon de vivre et une aventure extraordinaire avec les tâches de la quotidienneté ordinaire dans notre maison flottante.

À deux occasions, nous avions même pris l’avion pour passer des « vacances » au Québec. Trois semaines. Puis, ce fut le retour à notre maison flottante, une fois « à Trinidad »  et une autre au « Guatemala ».

Depuis la fin de cette aventure, nous avons choisi de voyager sur des navires de croisières et de découvrir de nombreux pays lors des escales.

Et de revenir vivre nos vacances de retraité.

Selon un auteur humoriste, « être en vacances, c’est n’avoir rien à faire, et avoir toute la journée pour le faire. »

 

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