4 réflexions au sujet de «  »

  1. Bien…
    Disons que, moi, je n’en pense pas
    tant.
    J’y reviendrai p’t’être une autre fois.

    Pour l’instant, c’est la question du couvre-feu imposé aux itinérants comme aux autres qui me semble ‘faire problème’.

    Et comme ça pourrait provenir d’une demande de la police même ce problème, je leur ai écrit ce matin — (au directeur du SPVM et au président de la Fraternité) — à ce propos, avec copie au PM, les mots suivants :

    Monsieur le Directeur,
    Monsieur le Président,

    Est exact ? Est-ce exact que vous, de la police, préférez qu’il y ait une règle générale uniforme concernant le couvre-feu, sans exemption pour sans-abri ?

    Est-ce exact que vos policiers et policières s’avèrent tout à fait capables d’user de discernement et modération ou circonspection à l’endroit d’itinérant.e.s ou sans abri au chapitre d’émissions de contravention, ainsi que vos hommes et femmes (re)connaîtraient déjà fort bien cette ‘clientèle’; mais néanmoins pas assez pour être capables de distinguer un véritable itinérant.e ou sans abri d’un.e non véritable ?

    Votre évaluation, votre opinion et votre désir propres semblant peser lourdement dans la balance relativement aux décisions prises à/par Québec à cet égard, vous serez plus que bienvenus de le signifier clairement et ouvertement si à ce propos vous vous sentiriez plus près de la position de la Ville, d’Ottawa, d’organismes communautaires oeuvrant auprès d’itinérant.e.s et sans abri, d’analystes sociopolitiques; que de celle adoptée et imposée à/par/de Québec. Car…

    Il n’y aura pas de seconde bonne occasion d’éviter d’errer en ce moment pas comme les autres à propos de nos errant.e.s citadin.e.s. Pas de seconde bonne occasion, imminente, d’exercer le meilleur de ce qui peut l’être au meilleur de ce qu’il peut être. Au sens que, non, n’est-ce pas aujourd’hui, certes, cette semaine-ci, ce mois-ci, cet hiver-ci ou cette année-ci qu’on « réglera » la problématique d’ensemble d’itinérance et de sans logis. Par contre est-ce aujourd’hui, oui, qu’on a à décider si on laisse ou induit des Rafaël
    https://www.lemonde.fr/a-la-une/article/2008/01/12/rafael-l-inconnu-de-la-concorde_998762_3208.html
    ou Raphaël à mourir non pas comme des chiens — (ceux-ci l’étant, eux, exemptés des rigueurs du couvre-feu) —, mais (comme) ‘à la place de’ chiens, de manière aussi inhumaine que possible.

    Enfin, en lisant les journaux ce matin,
    https://www.lequotidien.com/actualites/un-bebe-nait-dans-les-toilettes-de-la-clinique-externe-de-lhopital-de-chicoutimi-dee8d590aa97ddec1a3b61e85b7e8dcf
    ne peut-on ne pas convenir qu’il s’avère autrement plus réjouissant d’apprendre que quelqu’une est née, aux toilettes, mais chauffées, elles, et bien entourée, elle; que d’apprendre qu’un autre est décédé, lui, en toilettes, aussi, mais gelé, lui, et seul.

    * À noter, Raphaël serait le nom de l’un des trois seuls archanges connus

  2. Ces jours-ci, ce qui est dans l’air, c’est ces itinérants sans abri que ce PM tient mordicus à TOUS sortir de chez eux (dehors) entre 20 h et 5 h. À l’encontre de tout le monde (ou presque). De toutes les oppositions, du ministre fédéral, de la mairesse, des spécialistes-experts-connaisseurs du milieu (communautaire[s]), etc. Mais surtout en faisant abstraction de bon sens et d’humanité élémentaires. *

    Il avait commencé comme ça d’ailleurs. Démontrant aussi peu de sens et de coeur possibles, en assénant sa loi 21, à l’encontre, cette fois-là, de Montréal également, de Montréalais.es surtout, d’élu.e.s québécois.es montréalais.es (ayant été pas moins de douze fois et demie plus nombreux à désapprouver sa loi! — [laquelle incidemment affecte incommensurablement plus Montréal qu’où que ce soit ailleurs] — qu’à l’approuver); mais plus encore à l’endroit d’enfants d’école, qu’il priva ainsi, tout à coup, BANG!, comme ça, de davantage encore de ce dont ils manquaient déjà le plus cruellement, à en brailler, des enseignantes.

    Une demi-année plus tard, là, ç’aura été à l’endroit d’étudiant.e.s plus âgé.e.s — (l’affaire PEQ) — qu’il exerça sa profonde inexpugnable insensibilité assortie d’inintelligence. Si insensée, de fait, que, cette fois-là, il dut battre en retraite en reconnaissant avoir gravement erré.

    Covidixneuf, on est, selon lui, sinon les plus meilleurs, en tout cas pas pires pantoute, quand on se compare. Parmi les meilleurs ou ‘moins pires’, quoi. Pourtant… Jusqu’à il y a une couple de semaines, on avait (encore), au seul Québec, une majorité absolue des décès de tout le pays, pour moins du quart de la population…

    Racisme systémique? Même chose. On serait, selon lui, les seuls au monde où il n’y en aurait pas de cela. Au Canada en général et notamment de chaque côté de nous, chez les provinces immédiatement voisines, il y en a. Au sein du Québec même, en métropole et À Québec, il y en a…; mais il n’y en a point AU Québec !

    Assez « fort » ? Ah, pour être « fort », C’EST « fort ».

    * On verra demain s’il sera parvenu à comprendre quelque chose à la vie en général (ou à Montréal en particulier), ou si c’est une cause désespérée. C’est-à-dire, s’il se rétractera à cet égard, en s’excusant ainsi qu’en remerciant même ceux et celles l’ayant éventuellement induit à comprendre le bon sens, de manière à cesser de s’acharner ainsi si inhumainement sur le plus pauvre monde au monde, jusqu’à en pousser à mourir gelé en toilette chimique.

  3. Et alors, Monsieur, avec ce qui vient de « sortir », là, ce soir, confirmant que votre premier ministre a agi en parfait hors-la-loi vis-à-vis la gent la plus vulnérable de notre société que sont les itinérants sans abri; lui décernez-vous encore votre prix de personnalité de l’année ?

    Moi, je l’enverrais plutôt passer une couple d’années au cachot, si vous voulez savoir. Ça lui apprendrait à respecter un peu les gens de temps en temps et, surtout, comme je le disais en conclusion du billet précédent, à cesser de s’acharner aussi cruellement sur du pauvre monde sans défense.

    Vous voyez, entre 13 h et 14h14, il n’a pas eu la décence de rétracter lui-même son infâme loi. ‘Aura fallu que ce fût une juge qui le fît. Honteux et déshonorant. De quoi on va avoir l’air, là, aux yeux du — [reste du] — monde maintenant ?

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