LES VALEURS NOBLES D’UNE GRANDE NATION.

Les valeurs nobles sont l’identité génétique d’un peuple, d’une nation. Ce sont autour d’elles que gravite toute une communauté. Ce sont les gènes et les caractéristiques d’une grande famille, à laquelle on est fier d’appartenir. Ce ne sont pas la clôture et la muraille tout autour du terrain qui façonnent les grandeurs d’une famille, d’un peuple, d’une nation. Ce ne sont pas seulement les grands guerriers de l’histoire que l’on proclame comme les grands héros d’un peuple. Ceux qui se réclament d’un grand peuple, d’une grande nation savent l’auréoler de belles grandes valeurs et savent la grandir et célébrer de vrais héros, ces êtres qui savent inspirer des générations et indiquer la route des grands projets à suivre.  Sans être historien, même amateur, ne faut-il pas se nourrir à la mamelle de l’Histoire. Se souvenir ! Prendre du recul ! Il faut célébrer les sages de la nation pour en extirper sa grande Histoire, ses grandes œuvres et les grandes valeurs nobles qui ont animé les faits et gestes de nos ancêtres.  Sinon que nous reste-t-il si nous ne cherchons qu’à dénigrer d’une façon mesquine et partisane tous les hauts faits de nos membres les plus illustres qui nourrissent notre fierté ?

Il faut connaitre notre identité nationale, celle de nos ancêtres et celle qu’on transmettra pour la suite du pays. Mais qui peut transmettre ces valeurs et hauts faits à ceux qui suivent, si l’école esquive l’histoire de ses matières, si les adultes sont eux-mêmes privés de ces connaissances,  ne les respectent pas et ne peuvent les transmettre. Il y a bien sûr certains professeurs avec un apprentissage adéquat.  Si les nobles valeurs existent et ont guidé et cimenté bien des générations,  n’est-il pas un devoir pour les p’tits vieux de transmettre leur vécu, eux qui était là, sur place, dans les années 50 et 60, et qui ont hérité celles de leurs ancêtres.   Encore faut-il leur offrir des tribunes, les écouter et propager les belles valeurs de vie qui sont l’identité de notre nation.

Au Québec, les politiciens ont clamé bien haut que la laïcité, la langue française et l’égalité entre hommes et femmes sont des valeurs non négociables. Mais les valeurs ne s’arrêtent pas là.

Ma génération a été moulée par la persévérance, la discipline, l’honnêteté,  l’effort, le respect, l’autorité la vie, la loyauté, la famille, le sens de la communauté, le civisme, le bénévolat, le don de soi, la générosité, la compassion, l’amour des autres, la sobriété, la foi, le travail bien fait, la patrie, la solidarité, l’Histoire, les traditions, les rituels, la spiritualité, la passion, la bonne nourriture, le respect de ses parents, des ancêtres et leurs œuvres, la suite du monde par sa descendance et combien d’autres. Il serait faux de prétendre que ces vertus que je viens de mentionner ont nourri avec succès tous les êtres de notre nation. Hélas ! J’ai connu les malfaiteurs, les voleurs, les pervers, les exploiteurs, les violeurs et les violents, les haineux, les profanateurs, les envieux, les avares, les pédophiles et les criminels qui ont observé des valeurs dévalorisantes ou n’ont rien observé du tout.  Nos moutons noirs !  Ô combien j’aimerais transmettre ces valeurs qui m’ont permis de vivre toutes les vicissitudes de la vie sans trop de dégâts et de vivre les grandeurs de l’âme et de l’Homme. J’aimerais, mais…il me faudrait une tribune ou l’écoute des jeunes.

La persévérance, la discipline, la vie, le sens de la communauté, le don de soi, le bénévolat, la générosité, la foi, l’effort, le respect des parents, des vieux et des ancêtres, la spiritualité, les traditions, la suite du monde, autant de valeurs tout juste mentionnées dans le paragraphe précédent qui ne semblent plus faire partie du bagage de valeurs chez les jeunes. Je généralise, je le sais.

Même si l’intérêt face à l’Église catholique a connu un déclin, il est un fait que les valeurs chrétiennes ont continué à couler dans nos gènes et nos veines. Que les valeurs universelles qu’elle a véhiculées comme l’amour de son prochain et le respect de la vie et des autres sont toujours valables et opportunes en souhaitant qu’elles traversent le fleuve agité qui sépare les générations. Même les athées s’en inspirent.

Outre les valeurs inspirantes, il y a ces personnages inspirants  qui ont marqué notre Histoire.

Que savons-nous du chanoine Groulx, celui qui au début du siècle a commencé à écrire et enseigner notre histoire vieille de 300 ans ? Alors qu’il n’existait aucun livre. Il fut sans contexte le pionnier de nos historiens ! Peu importe ses prises de position, il fut un grand, un héros. Ce n’est pas pour rien qu’on lui a dédié une station de métro et un Cegep.

Que savons-nous du frère Marie-Victorin qui a fait connaître et aimer notre flore ? Le grand botaniste entre tous. Plusieurs parcs et places publiques portent son nom.

Que savons-nous du dominicain le Père Georges-Henri Lévesque     ? Lui fut le pionnier des études en sciences sociales à l’Université Laval. Le mouton noir aux yeux de Duplessis et des autorités religieuses. Car ses élèves développaient un œil trop critique sur la société. De la graine à changement.

Que savons-nous du Père Legault ? Cet homme inspirant qui fut le fondateur des Compagnons de St-Laurent, la pépinière de nos grands comédiens de théâtre. C’était avant 1960.

Je me souviens de ce jésuite, Richard Arès, qui, pour sa communauté à la maison Bellarmin, s’occupait des servants de messe dont j’étais. Pour nous attirer, il y avait une bibliothèque arborant tous les livres de Tintin, mais aussi des livres d’aventure et d’autres plus sérieux. J’allais y lire même l’après-midi. Il m’a transmis ce goût de la lecture. Je fus un boulimique de la lecture toute ma tendre enfance, grâce à lui. Lui était un grand sociologue et philosophe. Je l’ignorais à l’époque. Il a été un des premiers à écrire plusieurs livres sur le nationalisme québécois. Directeur de l’importante revue « Relations ». Il existe aujourd’hui un prix littéraire portant son nom pour les œuvres qui éclairent sur les grands enjeux de la société. Lui aussi a joué un rôle dans ma vie et celle de mon peuple.

Curieusement, ces êtres inspirants que je viens de nommer sont tous des religieux et la liste est longue. . Je suis de Pater Noster et de Credo, comme l’a écrit Claude Gauthier.

Que savons-nous d’Alphonse Desjardins et surtout de sa femme Dorimène qui tint la première caisse populaire dans sa cuisine.

Tous ces grands noms qu’on affiche partout sans savoir qui ils sont. Et la liste est longue de ces compatriotes non cités ici qui ont été l’étincelle de notre nation, de ce Québec d’aujourd’hui.

En souhaitant que le mépris de nos dénigreurs anonymes et mesquins ne s’acharne sur eux et versent leur venin quétaine sur nos nobles valeurs.

Encore faudrait-il se donner l’ effort de mieux connaitre notre identité.

Tous les commentaires inspirants sont les bienvenus.

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