Pourquoi ne pas parler de la mort ? (1)

Mis en avant

22 avril 2026

J’aborde ce sujet de la mort au cours de deux textes. À suivre. Le deuxième sera publié dans une semaine sur mon blogue. Je n’aborde pas ce sujet comme un spécialiste, mais comme tout le monde, comme nous en discutons tous. Il y a ceux qui ont peur de la mort et les autres que les souffrances qui précèdent effraient. Quand on a 84 ans comme moi, les nombreuses années vécues ont été le théâtre de tant de fins de vie.

J’étais un jeune homme quand mon père est décédé. Il n’y avait pas d’incinération ni d’aide à mourir. Je me souviens qu’à cette époque, les morts reposaient dans un cercueil ouvert entouré de parents et d’amis qui se recueillaient et priaient, souvent en groupe, pour inviter Dieu à bien recevoir le défunt.

C’était le rituel des funérailles en ces années-là pour structurer le deuil des vivants. Notre famille se tenait debout tout près du corps de papa. Les invités venaient nous faire l’accolade ou nous serrer les mains pour nous offrir leurs sympathies et condoléances. Ils étaient nombreux. Je regardais fréquemment le corps rigide de mon père. Cela dura pendant deux jours et soirs.

Finalement vint le moment où les officiels du salon funéraire fermèrent le couvercle du cercueil. Moi, qui n’a jamais versé une larme de ma vie, mes yeux se mouillèrent pour laisser le passage à quelques larmes. Papa ne sera plus là dans notre vie quotidienne. ADIEU PAPA. Continuer la lecture