Un personnage qui a une bonne écoute.  

Lundi , le 13 avril, 2026

Vous connaissez une personne qui a une bonne écoute ? Cette personne que tout le monde recherche pour se confier ou avec laquelle on aime parler parce qu’elle nous écoute. L’art d’écouter consiste à accorder une attention soutenue à ce qu’une personne raconte.  Un phénomène qui m’intrigue suffisamment pour susciter chez moi une réflexion intense pour mieux le comprendre.

L’art d’écouter se métamorphose en ce moment, pour vous, dans celui de lire bien attentivement ce texte et à moi

Cette réflexion m’a permis d’établir deux volets que je vous présente pour en décrire les aléas.

LE PREMIER VOLET.

Dans le premier volet, j’en ai déduit ce que j’ai baptisé et que j’ai défini comme une simple affaire d’oreille par où on écoute, bien sûr, surtout celui de la parole.

L’écouteur tend une oreille attentive à l’interlocuteur volubile qui a une confiance en lui dont le charisme ne fait pas de doute. Pourquoi ne pas lui confier son problème en souhaitant recevoir un avis pertinent pour le résoudre ? En peu de temps, l’écouteur commence à se concentrer intensément sur les propos de son interlocuteur et aussi à débroussailler dans les méandres de son cerveau une expérience vécue à lui-même et construire une opinion à servir à celui qui raconte son histoire.

Déjà dans sa tête, il commence à élaborer une réponse et son attention à l’égard de l’orateur s’affaiblit progressivement. Dès les premiers instants de silence dans le récit, il s’empresse d’intervenir en émettant sa propre opinion, même si l’orateur n’a pas encore terminé son propos. Et la conversation continuera comme un débat. Chacun tentera de convaincre l’autre de la validité de son opinion. Le tout se terminera en se remerciant mutuellement de leurs avis respectifs. Mais avec une amertume envahissant celui qui cherchait l’écoute d’une oreille.

En somme, une simple affaire d’oreille qui décrit bien le premier volet.

J’utilise souvent les termes « écoute et écouteur » parce que je n’ai pas trouvé d’autres mots pour les décrire.

LE DEUXIÈME VOLET.

Je vais donc aborder le deuxième volet que je surnomme « écoute soutenue, soit ou attentive ou profonde », lorsqu’une personne s’exprime à une autre.

Celui qui partage son récit, animé d’une confiance profonde envers son interlocuteur manifestement captivé, continue de s’exprimer avec générosité et abondance.

C’est le premier stade de l’écoute soutenue de l’auditeur qui est tout ouïe ; le cerveau de cet auditeur mémorise les éléments clés du récit pour en saisir la véritable substance essentielle et bien comprendre les vrais visages du problème.

L’écouteur, en interrompant le conteur, se restreindra de proposer son opinion non propice au récit en cours.

Cependant il n’hésitera pas à interrompre le conteur pour demander une clarification plus profonde qui éclaircira certains points du récit en cours. L’intérêt de l’écouteur pour le sujet est évident et suffisant pour susciter, à certaines occasions, l’amorce d’une piste qui plaira au raconteur, qui s’en saisira pour étoffer sa présentation.

En réalité, l’écouteur sert de catalyseur pour amener le narrateur à sa propre conclusion. Une conversation qui se terminera sur une note positive pour le conteur et certainement à la satisfaction de l’écouteur dont la fierté réside dans sa contribution à un dénouement fructueux de cet échange heureux.

Comme le titre l’indique, voilà le portrait d’un personnage qui a une bonne écoute.

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