D’où vient la violence des jeunes ?

17 mars 2026

Les nouvelles de cette semaine viennent de rapporter une nouvelle invraisemblable. Au profit d’une ligue de hockey de calibre pee-wee, un jeune de 15 ans a choisi d’officier en tant qu’arbitre. Une belle initiative ! Évidemment, les parents des jeunes joueurs ont occupé les bancs de l’aréna. Une responsabilité qui se justifie adéquatement soit d’assister les joueurs enfants de cet âge.  Mais voilà où le bât blesse.

Les parents, au lieu d’encourager les joueurs, ont décidé de vilipender l’arbitre de quinze ans qui en était à sa première prestation. Les insultes, les vociférations, et les sacres les plus tonitruants à l’égard de l’adolescent ont boucané l’air de l’aréna.  

À tel point que la sœur de l’arbitre téléphona à ses parents pour raconter l’atmosphère qui y régnait et réclama leur présence, inquiète pour la violence manifestée à l’égard de son jeune frère. Les parents avisèrent les policiers de la situation.

Finalement, ils arrivèrent et aidèrent le jeune arbitre à quitter le stade, craignant pour sa sécurité et le raccompagnant jusqu’à sa résidence.

Une histoire incroyable, mais pas isolée. J’imagine l’imaginaire des tout jeunes joueurs devant l’attitude de leurs parents face à l’autorité de la confrontation sportive, un jeune de 15 ans complètement désemparé. Imaginez une simple partie de hockey pee-wee.

Je me souviens d’un texte que j’ai écrit il y a un an. Je décrivais la violence d’écoliers, même de 4 ans, envers leurs professeurs. Pour les plus âgés, c’étaient des bureaux fracassés sur celui de l’enseignant, des tomates sur l’adulte, des hurlements de jeunes loups, et des insultes au-delà de l’imaginaire.

 Des histoires ? Loin de là ! Ce sont les professeurs à travers la province qui l’ont raconté. Bien sûr qu’ils ont téléphoné aux parents pour leur raconter les événements initiés par leurs enfants. En général, les parents se sont désintéressés des prouesses de leurs progénitures. Ils exigeaient que les professeurs se préoccupent davantage d’éduquer les enfants à l’école. Quels rôles chacun doivent-ils assumer ? Devrait-on considérer l’instruction comme une affaire parentale, et l’enseignement comme une tâche réservée aux éducateurs ?

Il est évident que des enfants qui entendent leurs parents dénigrer les professeurs et l’autorité en général à la maison ne développent pas le respect à l’égard de l’autorité scolaire. Non seulement l’autorité scolaire, mais l’autorité en général sous toutes ses formes.

Le sujet de ce texte aborde le rôle des parents dans les familles. On se préoccupe de faire naître des enfants avec l’intention de les éduquer, d’en faire des adultes responsables. Mais en cours de route, la compétence parentale fait défaut. Combien de parents suivent des cours de psychologie enfantine et adolescente ?

Bien sûr, pour bien jouer au golf, au tennis, au football, il faut suivre des cours, des études, sinon on ne deviendra que de piètres sportifs. Pour dessiner, pour compter, pour chanter, pour sculpter, il faut suivre des cours pour devenir des artistes compétents, on ne s’aventure pas à devenir un cuisinier de talent sans une formation rudimentaire et même plus une formation adéquate.

Pour devenir des parents aimants et responsables, ne devrait-on pas accéder à des connaissances appropriées. On s’initie à la sexualité bien souvent avec des connaissances bien minimes où des enfants naissent alors que leurs mentors ne daignent même pas s’initier aux rudiments de cette tâche sublime soit la psychologie infantile. L’autorité parentale en prendra pour son rhume avec la même intensité qu’ils pourfendront les autorités qui règneront dans la société.

Et voilà la violence qu’engendreront ces jeunes envers les professeurs, les policiers, leurs camarades et même leurs parents.

Et ce propos, que je tiens, est, de plus en plus, déprimant que cette violence surgit au cours des premières années de l’enfance.

Et comment en découvrir les véritables causes quand le même phénomène fait des siennes dans un grand nombre de pays sur la planète ?  Le président de la France souhaite que les parents subissent les punitions au lieu des enfants. Tiens, tiens ! Il est évident qu’un changement va s’opérer.

Mais quoi de neuf dans nos sociétés réparties sur la planète, sinon l’arrivée des jeux électroniques, des informations numériques, des réseaux sociaux, des carrières professionnelles pour hommes et femmes, des loisirs préoccupants et si nombreux : c’est cela, la nouvelle vie, quoi! 

Comme des avocats brillants, excellents au tennis, qui se paient une bonne chère, bien instruits dans toutes ces disciplines, mais des parents-cancres. Je viens d’écrire des avocats, mais il faudrait que je fasse une nomenclature plus exhaustive pour être honnête.  Ma plume est déjà assoiffée d’encre et crie famine.  Hélas.

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