Il n’y a pas que la langue,  il y a d’abord la culture.

20 février 2026

On attribue à la langue française une vocation entière et importante. On veut que les immigrants adoptent cette langue au Québec. Que les entreprises affichent en français les textes sur la devanture de leurs bâtiments. Mais la langue, cela ne suffit pas. On doit intéresser les immigrants, les entreprises et pourquoi pas, surtout notre jeunesse à connaître TOUS LES ASPECTS DE LA CULTURE QUÉBÉCOISE ET SON HISTOIRE. En se rappelant que la langue française, elle, fait partie intégrante de la culture.

Enfin, cette culture.

À quoi ressemble cette fameuse culture, celle que l’on confond avec justesse à l’identité. En fait, la culture québécoise est l’ensemble des traits distinctifs, spirituels et matérielsintellectuels et affectifs , qui caractérisent la société québécoise. La culture québécoise englobe les arts, la littérature, les mœurs, les systèmes de valeurs, les traditions et les croyances collectives des Québécois. Ce n’est pas tout, car il faut souligner que notre alimentation, surtout s’inscrit à notre culture.

La québécitude.

On appelle québécitude ce qui appartient à cette culture. Il est impératif d’apprendre l’histoire du Québec et l’évolution de notre peuple, qui découlent principalement de la culture française et catholique des premiers arrivants européens dans la vallée du Saint-Laurent au dix-septième siècle, à tous les immigrants et particulièrement à notre jeunesse.

En plus des emprunts aux cultures autochtones que nous avons faits, l’immigration de nombreux ressortissants des îles britanniques, comme les Anglais, les Écossais, les Gallois, puis les Irlandais sont venus et se sont intégrés en ce nouveau pays, emportant un bagage culturel anglo-saxon et celte au sein de la culture et la langue populaire de l’époque.

Au XXe siècle, plusieurs vagues d’immigration, comme les Italiens, les Chinois, les Haïtiens, les Espagnols, les Juifs, les Grecs, les Portugais et les Arabes se sont succédé et ont apporté de nouveaux traits distinctifs à la culture québécoise naissante.

Les élites culturelles francophones, ecclésiastiques et nationalistes québécoises ont longtemps contribué à la conservation et à la survivance de notre culture et spécialement à la langue française face à la mer anglophone des États-Unis et du Canada qui enclavent le Québec. C’est surtout après 1960, depuis la Révolution tranquille, que le gouvernement du Québec s’est doté d’une politique linguistique. La langue officielle du Québec est maintenant le français.

Politique et législation linguistique.

Selon Statistique Canada, en 2006, le français était la langue d’usage de 81,8 % de la population québécoise[7]. La province est le seul État, en dehors de l’Europe, où le français est la langue maternelle de la grande majorité.

L’anglais est en seconde position quant au nombre de locuteurs au Québec ; c’est la langue d’usage de 10,6 % de la population[7]. Les anglophones forment ainsi une minorité dans la province, mais une majorité en Amérique du Nord. 40,6 % des Québécois sont bilingues[7]. Les autres langues sont d’usage pour 7,6 % de la population[7].

Héritage des Premières Nations.

La culture québécoise possède beaucoup de traits provenant des échanges avec les Premières Nations. Les raquettes à neige, le sirop d’érable ainsi que les canneberges (appelées aussi ataca ou atoca)[1] ont pour origine des échanges culturels avec les Amérindiens.

Le nom Québec[2) ainsi que Canada[3], Ottawa, Shawinigan ainsi que plusieurs autres lieux à travers le Canada sont d’origine autochtone. La rivière des Outaouais a pour origine le nom d’une tribu amérindienne. Il ne faut pas sous-estimer l’influence de l’architecture française et britannique sur l’actuelle ville de Québec.

L’héritage culinaire.

Les Québécois présentent actuellement des habitudes alimentaires qui se sont construites à partir de plusieurs influences culturelles. Les influences majeures furent d’abord françaises et amérindiennes, puis britanniques et irlandaises, et enfin américaines, bien que certaines influences connexes puissent aussi être rapportées. Le mélange des saveurs donne une couleur particulière non seulement aux mets traditionnels du terroir québécois, mais aussi aux plats d’un Québec contemporain.

Les classes populaires se « canadianisent » plus facilement, élaborant une nouvelle manière de cuisiner, tandis que les élites tentent de perpétuer le plus possible le modèle gastronomique français.

La traditionnelle recette de fèves au lard est l’adaptation canadienne d’un plat bostonnais. Au XIXe, mais surtout au XXe siècle, certains modèles alimentaires européens entraînent aussi de subtiles modifications dans les habitudes alimentaires québécoises. Cet apport culinaire se manifeste notamment à travers une offre variée de restaurants et de produits alimentaires, allant du shawarma et du kebab aux griots haïtiens, en passant par la cuisine grecque, asiatique, et bien d’autres encore. Et que dire de l’apparition des pâtes et pizzas italiennes et des hamburgers et des poulets frits américains.

De nos jours, la majorité des agglomérations urbaines comptent une variété impressionnante de restaurants où l’on peut déguster les cuisines du monde: les soupes-repas asiatiques ou les mets libanais côtoient allègrement le « pâté chinois » et le « cipâte » des aïeules québécoises. Les décennies 1970 et 1980 ont vu le retour d’un certain raffinement alimentaire, largement fondé sur la revitalisation de la nourriture dite « du terroir ».

Depuis quelques années, le Québec a développé une étonnante industrie du fromage où les fromageries se sont multipliées au point tel que le Québec a maintenant ses propres fromages du terroir. Cette situation fait ressortir davantage le caractère unique de la culture du Québec en comparaison avec le reste de l’Amérique du Nord.

Si l’on attribue les frites à la Belgique, les sushis au Japon, les fromages et les baguettes à la France, c’est la poutine qui a atteint la grande renommée du Québec.

L’héritage de la langue anglaise.

À partir de la fin du XVIIIe siècle, jusqu’à la seconde moitié du XXe siècle, plusieurs entreprises de la province, propriété d’une minorité anglophone, imposent aux Canadiens français de travailler en anglais. À Montréal, une ville majoritairement francophone à l’époque, certains commerces refusent de servir les clients en français .

Des regroupements nationalistes, entre 1963 et 1965, organiseront des mouvements de contestation contre l’unilinguisme anglophone dans certains commerces de Montréal et organiseront la stratégie du sit-in pour que les commerces offrent des services en français

L’augmentation du niveau de vie des francophones dans les années 1960, causé en partie par la prospérité de l’après-guerre en Amérique du Nord, entraîne avec elle l’augmentation du pouvoir d’achat de la majorité, lui donnant une place grandissante dans l’économie de la province. [C 2].

Il faut attendre le gouvernement René Lévesque pour voir adopter la Charte de la langue française (Loi 101) en 1977. La Loi 101 a comme objectif d’établir le français comme « langue commune de tous les Québécois » dans le respect des minorités, de leurs langues et de leurs cultures, la langue française comme la langue de l’état québécois, de l’enseignement et du travail au Québec. Elle impose aussi le français dans l’affichage commercial.

 La laïcité.

Depuis la Révolution tranquille, beaucoup de Québécois sont non-pratiquants. L’influence du clergé s’est considérablement amoindrie, de sorte que la majorité des Québécois est maintenant en faveur de la laïcisation de l’État, comme notamment le retrait du crucifix de l’Assemblée nationale.

Le Québec est une terre fertile pour la présentation de grands événements comme Juste pour rire, le Festival international du Jazz et de multiples autres qui attirent des foules partout dans les régions du Québec.

Que dire aussi des sports populaires au Québec, comme le hockey, le football, le soccer ? Ils éveillent une grande passion chez la population.

Enfin, citons le Grand Prix automobile du Canada et la Coupe Rogers de Montréal, qui attirent des admirateurs du monde entier.

En conclusion, la CULTURE est primordiale.

Ce texte vise à souligner l’importance pour les Québécois de maîtriser tous les aspects de leur culture, tout comme les immigrants doivent s’efforcer de comprendre les fondements de cette culture pour faciliter leur intégration dans leur nouvelle société. Sinon, ils risquent de rester des êtres divisés pour le reste de leur vie. Pour conclure, je vous rappellerai que la langue française est l’outil idéal pour saisir toute la subtilité de cette culture.

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